Archives mensuelles : mai 2015

La femme en vert, d’Arnaldur Indridason, du vert, du noir, de l’espoir

la femme en vert

Jour après jour, je poursuis la mise au net de ma table de nuit où se sont entassés, année après année, des livres de toutes sortes. La femme en vert, c’est un roman policier qui se déroule en Islande. Deux, trois, quatre histoires se racontent et se découvrent de manière parallèle. Tout ça parce qu’un os humain a été découvert sur un chantier par un enfant. C’est un livre sur le désespoir, sur l’enfance maltraitée, sur la destruction du corps et de l’âme des femmes battues. C’est un livre sur le courage et sur les blessures de l’enfance. C’est aussi un livre qui dit qu’au bout de la noirceur il y a les mots, et malgré tout l’espoir d’une rédemption. Qui m’avait offert ce livre ?

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Une belle fin, d’Uberto Pasolini, une belle surprise !

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Modeste fonctionnaire dans la banlieue de Londres, John May est chargé de retrouver les proches de personnes décédées et d’organiser la cérémonie funéraire. La mort d’un voisin, Billy Stoke, et le contrôle de gestion municipal vont bouleverser sa vie routinière. J’ai vu Une belle fin en me trompant et de séance et de film. J’adore les surprises au cinéma, et quand elles sont belles, c’est encore mieux. Très jolie histoire sur le “penser aux autres”, l’indifférence, les blessures de la vie, le souvenir. Comédien au visage fascinant : Eddie Marsan. Très belle musique de Rachel Portman. Un film simple, subtil, drôle, émouvant. A voir.

Complètement idiome !, de Maria Grazzini, un dictionnaire qui se lit

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Il y a bien longtemps, débat avec ma mère pour qui un dictionnaire, “ça se consulte, ça ne se lit pas”. Dans son ouvrage Complètement idiome !, Maria Grazzini, traductrice de son métier, passe en revue une centaine d’expressions de notre langue et – c’est ce qui fait tout l’intérêt de son travail –  les compare avec des expressions de même sens dans d’autres langues. Selon les cas l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien et d’autres . C’est savoureux.

J’ai appris beaucoup de choses. Par exemple, dans Le Parrain (le premier des trois), le personnage de Johnny Fontane (le chanteur à qui un rôle est refusé) pleurniche sur son sort. Il se fait traiter de tapette par Don Corleone. Au son dans le film on entend l’italien et phonétiquement ça donne FINOKIO. J’avais compris à l’époque qu’en italien, tapette se disait “fino occhio” ( l’oeil fin d’après moi). Et j’avais cherché à comprendre pourquoi en faisant tout un tas d’associations d’idées. J’avais faux. Il fallait entendre non pas “fin’ occhio” mais “finocchio”, le fenouil, mot italien que je ne connaissais pas. Mais pourquoi fenouil pour tapette ? Explications dans Complètement idiome !. Qui se lit. “Oui, mais c’est pas vraiment un dictionnaire…”. Et ça serait reparti.

Taxi Téhéran, de Jafar Pahani, original et surprenant, à voir !

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Jafar Pahani, cinéaste iranien proscrit dans son propre pays, prend le volant d’un taxi. S’y succède une série de personnages. L’habilité des enchaînements et la force des situations laissent penser qu’il s’agit pour la plupart de comédiens, ou de volontaires, mais peut-être pas tous. Le sujet du film ? Que peut-on dire au cinéma en Iran aujourd’hui ? La réponse c’est : quasiment rien. Il y a des règles, et les suivre, c’est s’empêcher de parler du réel. “Ils le créent et après ils ne veulent pas qu’on en parle” dit la petite fille.

En sortant, on se dit qu’on a de la chance de vivre dans un pays démocratique. Dans un pays où tant de gens choisissent de ne pas voter.

On se dit aussi qu’il n’y a pas besoin de centaines de millions de dollars ou d’euros pour faire un film original et surprenant.

Même si le film m’a semblé un peu long vers la fin, je pense qu’il va revenir me rendre visite ces jours-ci. A voir.

Daredevil de Netflix, je me suis décroché de l’hameçon

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Le premier épisode m’a appâté, alors j’ai mordu à l’hameçon. Mais à la fin du 3ème, j’ai décroché : trop de sang, trop d’os brisés, trop de torture, trop de violence. Et puis, trop de choses prévisibles.

C’est pas ma came. Passons à autre chose.

Avengers #2, le charme commence à s’épuiser

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Voulant bien faire, Stark crée Ultron, créature destinée à protéger le monde.  Mais il y a un bug et Ultron s’avère être un super méchant, lequel a pour ambition de détruire le genre humain. Rien de moins. Ultron est appuyé par un frère et une soeur qui ont le don de réveiller les démons intérieurs des Avengers, lesquels sont vite en difficulté. Vont-ils faire bloc et triompher ? Gros suspense !

Pour les amateurs, le plaisir du film n’est pas tant dans les scènes d’action que dans les moments de comédie, de drame, d’autodérision, … et même d’amour ! Ah, ah ! Je n’en dirais pas plus, mais il me semble bien que le charme commence à s’épuiser.

Un coup de rein et d’inspiration pour le troisième opus – déjà annoncé – est nécessaire.