Archives mensuelles : juin 2016

Elle, de Paul Verhoeven, antipathies

Elle

Michèle dirige avec une amie un éditeur de jeux vidéos, société qu’elles ont reprise ensemble. Un jour, un homme la viole chez elle. Elle n’en parle pas à la police; mais lors d’un dîner à son ex-mari, à son associée et à son mari qui est aussi son amant. Bientôt le violeur se manifeste à nouveau alors qu’il semble bien qu’il pourrait faire partie du personnel de l’entreprise. Que va faire Michèle ? Ses voisins pourront-ils l’aider ?

Le sujet du film, c’est le contrôle et la manipulation. Tous les personnages sont globalement antipathiques. Rien ne compte sauf leur jouissance. Rien ne compte sauf le contrôle d’eux-mêmes et des autres, qu’il faut bien manipuler pour que durent la jouissance et le contrôle. Indifférence, mensonge, bêtise, égoïsme, rideaux de fumée à chaque instant. Et les pires dans le genre ne sont pas ceux ou celles qu’on croit.

Comment une telle galerie de personnages détestables peut-elle faire un film intéressant ? Et bien, même après quelques jours de réflexion, je ne saurais l’écrire. Je suppose que c’est du au talent du réalisateur et à la maîtrise d’Isabelle Huppert. A réfléchir.

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The nice guys, de Shane Black, fun and stuff

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Los Angeles, 1973, son fog, son industrie du porno naissante. Un homme de main pour le moins brutal qui rêve de devenir un privé entre en collision avec un détective privé plutôt minable, alcoolique, et père d’une adolescente. La mission du premier et l’enquête du second s’entremêlent. Où est passée Amélia ? Ils font bientôt équipe. Les coups et les balles vont pleuvoir, bien sûr.

C’est une comédie qui ne se prend pas au sérieux tout en dénonçant le poids des lobbys et la corruption des politiques. Russell Crowe et Ryan Gosling ne font pas aussi fort que les Nick Nolte et Eddy Murphy de 48 heures,  mais on s’amuse bien quand même, dans une histoire dont les péripéties s’enchaînent sans génie. Maintenant que le couple est formé, et qu’il a une fille épatante de répartie et d’initiative – Angourie Rice – , on peut s’attendre à une suite. Si je perds le pari, je reste une journée sans boire d’alcool.

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Vinyl, épisode 1, de Martin Scorsese, vivement la suite

Vinyl

New-York, 1973. Dans une luxueuse Mercedes, un type qui a l’air au bout du rouleau achète de la coke. Je suis un record man dit-il au dealer. Le premier épisode de Vinyl, la série produite par Martin Scorsese et Mick Jagger, nous fait vivre quelques jours de la vie de Richie Finestra, le patron de Century Records, qui cherche à vendre sa maison de disques à Polygram. Les difficultés s’accumulent. La descente aux enfers commence pour le héros. Des retours en arrière nous racontent son absence de scrupules.

L’épisode un dure une heure et demi. On ne s’ennuie pas une seconde. Les reconstitutions sont bluffantes. C’est brillant. Dope à tous les étages. La réalité se mélange à la fiction et, après, il faut aller fouiner un peu pour démêler les choses. Je suis loin d’avoir reconnu tous les groupes. 1973, j’étais un peu jeune. Vivement le prochain épisode !

PS : vu l’épisode 2, vivement le 3 !

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Money Monster, de Jodie Foster, sur ma faim

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Je suis allé voir Money Monster pour voir de quel bois se chauffait Jodie Foster, réalisatrice. Je ne savais pas de quoi ça parlait. C’est un thriller télévisuel et financier qui dénonce les turpitudes de la finance, et se moque de l’apathie des foules. Je suis resté sur ma faim. Peu convaincu par les personnages, l’histoire et le point de vue. Tout cela m’a semblé manquer de consistance, d’harmonie, d’ensemble, d’acuité, de méchanceté. Très intéressé par le jeu de Julia Roberts, et peu ou même pas du tout par celui de Clooney qui fait du Clooney et qui a l’air en roue libre. Paradoxalement, ce sont les quelques moments de comédie qui sont les plus réussis.

Petit effort de mémoire, quels sont les films de prise d’otages très réussis qui me viennent à l’esprit : Inside Man (avec Jodie Foster tiens tiens), et surtout le chef d’oeuvre A dog day afternoon. Mais là je vous parle d’un film que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître … au lit papy !

On peut ne pas voir Money Monster comme ils disent.

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