Archives mensuelles : juillet 2016

Irréprochable, de Sébastien Marnier, captivant

irreprochable

Agent immobilier en rupture de banc, la quarantaine, Constance revient s’occuper de sa mère dans sa ville natale où un poste dans son ancienne agence immobilière vient de se libérer. Elle n’y est pas accueillie à bras ouverts. C’est une jeune et jolie débutante payée à la commission qui a le job. Constance se met à la suivre, ….

A la fin du film, je me demandais toujours à quel moment du récit le personnage campé par Marina Foïs était devenu barge, où si cette folie pré-existait au récit. Je me demandais aussi comment un personnage aussi antipathique (menteuse, manipulatrice, harceleuse, et pire) pouvait ne pas susciter le rejet et celui du film par la même occasion. Peut-être parce que les protagonistes sont en fait encore moins sympathiques qu’elle, sous leurs abords normaux, policés, civilisés. Peut-être aussi parce que le jeu des comédiens – Jérémie Elkaïm, Joséphine Japy, Benjamin Biolay -, et en particulier celui de Marina Foïs, est tellement juste qu’il fait oublier l’idée même de jeu. Un directeur d’acteurs aux commandes. Peut-être enfin parce que c’est bien raconté, sans facilités.

Un seul regret, la dernière image du film que j’ai trouvée démonstrative.

Voilà, découverte de Marina Foïs, actrice irréprochable et musclée. Où l’ai-je déjà vue ? Je ne sais pas.

PS : 2 ans plus tard, je trouve, dans Papa ou maman

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L’âge de glace 5, de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, méli-mélo

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J’ai découvert ce soir le Rex, à Châtenay-Malabry, cinéma municipal, un Max Linder en modèle réduit. Dans la plus grande salle, jolie et confortable, était projeté le cinquième opus de L’âge de glace : Les lois de l’univers. Méli-mélo des 4 précédents. Emprunts divers et variés. Quand l’absurde ne fait plus beaucoup rire. Et le conte sous-jacent plus trop émouvant. Donc, on peut ne pas aller voir. Mais en aviez-vous le projet ?

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Let’s talk about love, pourquoi les autres ont-ils si mauvais goût, de Carl Wilson, éclairant

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Carl Wilson, critique musical canadien, n’aime pas les chansons de Céline Dion. Sentimentales. Pour le plus grand nombre. Pas cool. Dans Let’s talk about love, pourquoi les autres ont-ils si mauvais goût, il essaye de cerner, de comprendre, d’étudier ce qui le fait rejeter Céline Dion et sa musique. Ce faisant il s’interroge sur la notion même de goût et sur l’activité de critique musical. Pas si facile que ça à lire, mais éclairant. Et à la fin l’amour triomphe.

Ce qui m’a le plus intéressé dans cette lecture ? La franchise de Wilson. Son honnêteté intellectuelle. Son érudition musicale. Et l’appel – mesuré – aux analyses de Bourdieu sur la formation du goût comme marqueur social. Chose que j’avais rencontrée personnellement et professionnellement, mais de manière confuse.

Avant cette lecture, je n’étais pas fan de Céline Dion, mais sans la rejeter. A la fin, rien n’avait changé.

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