Archives mensuelles : juillet 2018

Extinction, de Ben Young, prisonnier

Un père de famille fait des cauchemars ce qui trouble le sommeil de sa femme. “Ca commence à bien faire” lui dit-elle, “tu devrais consulter”. “Oui, tu devrais”, renchérit son chef à l’usine. Mais lui, il est têtu, il ne veut pas consulter. La tension monte. Tout à coup, patatras, ses cauchemars deviennent réalité. Des aliens attaquent. Mais qui sont-ils ? En fait ?

Deux remarques :

Une. Il y a une idée intéressante dans l’histoire : les robots humanoïdes ayant évolué grâce à l’IA ont pris la place des hommes, mais ils n’en savent rien (comme le héros jusqu’aux deux tiers du film).  Malheureusement, ce qui est construit à partir de cette idée n’est pas très intéressant. Pas beaucoup de profondeur. Juste une histoire en passant.

Deux. Netflix me propose systématiquement des films aussi apocalyptiques qu’anxiogènes. Oblivion, why not, Extinction, non merci. Les comédies, j’aime aussi. La légèreté, j’ai rien contre. Mais il faut admettre que je suis prisonnier de l’algorithme de Netflix. Comment se faire la belle ? Dites-moi si vous savez.

How it ends, de David Rosenthal, navrant

Will est à Chicago. Sa fiancée, enceinte, est à Seattle. Il dîne avec ses beaux-parents et se dispute avec son beau-père, militaire retraité et intraitable, prénommé Tom, joué par le grand Forest Whitaker. Le lendemain matin, une mystérieuse catastrophe frappe la côte ouest. Tom décide d’aller secourir sa fille et Will se joint à lui. Début du voyage et des aventures des deux mâles.

Le seul moment où le film prend un peu de relief, c’est quand les deux hommes font la rencontre de Ricky, une jeune indienne mécanicienne auto. Mais comme les scénaristes ne savent pas quoi faire d’elle, elle finit par prendre son sac et se barrer (c’est ce qu’on nous dit, écrire et filmer la scène en question c’est sans doute trop prise de tête).

Le reste du temps c’est, au choix, d’une platitude de bois, totalement prévisible, abracadabrantesque, ou tout bonnement navrant. Palme d’or de la fin la plus débile que j’ai jamais vue.

A éviter. C’est pas parce que c’est du Netflix que c’est de l’or en barre.