Bigre, de et avec Pierre Guillois, au Théâtre Tristan Bernard, so much fun !

Bigre

3 minuscules chambres de bonne les unes à côté des autres, ouvertes à nos yeux. Trois intérieurs qui laissent imaginer la personnalité de leurs trois occupants. Ils arrivent. Vite, on se rend compte qu’il y a en fait au moins 6 personnages sur le plateau tant humains et décors interagissent sans cesse, et il faut ajouter à cette distribution quelques animaux, et aussi le vent jouant avec des vêtements.

L’histoire ? Il n’y en a pas. C’est une tranche de vie partagée, une chronique de ces 3 jeunes adultes avec leurs espoirs, leurs projets, leurs succès et, surtout, leurs échecs.

Pourquoi aller voir Bigre ?

Parce que c’est très drôle, très inventif, toujours surprenant.

Parce que c’est un spectacle total où se conjuguent effets spéciaux, bruitage, musique, chant, facéties des décors et jeux d’acteurs à grande vitesse.

Parce que les comédiens (Pierre Guillois, Agathe L’Huillier, Olivier Martin-Salvan) en disent beaucoup, sans quasiment prononcer aucune ligne de dialogue. C’est le masque revisité. Une bonne manière d’aller à l’essentiel et de nous embarquer.

Parce que l’air de rien Bigre ouvre des portes et nous suggère quelques petites choses sur les absurdités et la cruauté de nos temps. On entend ou on n’entend pas, comme on veut.

A noter la grande hospitalité du Théâtre Tristan Bernard qui a prévu des petites bouteilles d’eau à un euro à l’entrée, des ventilateurs puissants et silencieux dans la salle, et des verres d’eau fraîche à la sortie plus que bienvenus. On a l’impression d’être chez quelqu’un. Un grand merci donc à ce quelqu’un. Et un grand merci à Anne G. pour m’avoir signalé se spectacle.

Allez voir Bigre et dites-moi en quelle langue est le deuxième karaoké !

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