David Letterman, Mon prochain invité n’est plus à présenter, chouette

Un type barbu que je ne connais pas parle au téléphone. Puis on le retrouve sur la scène d’un théâtre, en chemise. Il explique qu’il est là grâce à Netflix. Il joue un peu le type dépassé par l’époque. Le public rit. Il demande si quelqu’un a deviné qui va être son prochain invité. Quelqu’un lance “William Clinton” ! En coulisse un homme rit. C’est Barack Obama. Il fait son entrée en souriant sous les applaudissements. Le barbu remet sa veste. C’est David Letterman, animateur très connu aux Etats-Unis, et pas connu des humains dans un rayon d’un mètre autour de mon clavier. C’est parti pour près d’une heure d’une discussion détendue et intéressante.

Obama dit des choses sur sa mère, son éducation, la manière dont sa mère lui a parlé de son père, son père absent. Sur les inégalités économiques qui se creusent, et leurs conséquences négatives, sur la très faible participation électorale aux États-Unis, sur la question raciale aussi. Rien sur le changement climatique. Rien directement sur Trump. Des choses aussi sur les bulles créées par les réseaux sociaux, qui confortent chacun dans ses croyances. Il cite un sénateur américain, de mémoire : “chacun est libre de choisir ses opinions, mais pas de choisir les faits”. Ils parlent aussi de la chance qu’il faut avoir et que tout le monde n’a pas.

L’entretien est ponctué par des mini-reportages qui viennent compléter, approfondir le propos. Au bout d’une petite heure de programme, sans doute moins dans la réalité, quelqu’un glisse dans l’oreillette de Letterman qu’il faut libérer Obama lequel, en sortant, montre l’homme d’images qu’il est aussi.

A voir par les Netflixiens et pas que.

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