Django, d’Etienne Comar, requiem

Le film nous invite à suivre deux ans de la vie de Django Reinhardt dans la France occupée. La guerre, « c’est une affaire de gadjo » dit-il au début. Il donne des concerts. Il est invité à faire une tournée en Allemagne. Il refuse. Cela ne lui plaît pas qu’on lui force la main. Le film c’est le récit de sa lente prise de conscience de la menace mortelle qui pèse sur le peuple tsigane et sur lui. C’est aussi un film sur sa musique, sur son style unique, sur son goût des rythmes rapides, et sur la musique comme moyen de communion.

Qu’est ce qui tient l’attention du spectateur alors que le personnage principal est presque jusqu’au bout passif, plus intéressé par la pêche et le jeu que par les drames autour de lui ?

La musique de Django Reinhardt, la manière dont elle est filmée, sa force, son caractère envoutant. Et aussi le jeu de de Reda Kateb qui a quelque chose à fleur de peau, quelque chose dans le regard qui attire, accroche, retient.

Message personnel  : aux deux tiers du film, un visage connu, Hugues Jourdain, qui trace son chemin.

Que vais-je faire maintenant ? Ecouter du Django Reinhardt.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *