Elle, de Paul Verhoeven, antipathies

Elle

Michèle dirige avec une amie un éditeur de jeux vidéos, société qu’elles ont reprise ensemble. Un jour, un homme la viole chez elle. Elle n’en parle pas à la police; mais lors d’un dîner à son ex-mari, à son associée et à son mari qui est aussi son amant. Bientôt le violeur se manifeste à nouveau alors qu’il semble bien qu’il pourrait faire partie du personnel de l’entreprise. Que va faire Michèle ? Ses voisins pourront-ils l’aider ?

Le sujet du film, c’est le contrôle et la manipulation. Tous les personnages sont globalement antipathiques. Rien ne compte sauf leur jouissance. Rien ne compte sauf le contrôle d’eux-mêmes et des autres, qu’il faut bien manipuler pour que durent la jouissance et le contrôle. Indifférence, mensonge, bêtise, égoïsme, rideaux de fumée à chaque instant. Et les pires dans le genre ne sont pas ceux ou celles qu’on croit.

Comment une telle galerie de personnages détestables peut-elle faire un film intéressant ? Et bien, même après quelques jours de réflexion, je ne saurais l’écrire. Je suppose que c’est du au talent du réalisateur et à la maîtrise d’Isabelle Huppert. A réfléchir.

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