Every thing will be fine, de Wim Wenders, qui paie ses dettes s’enrichit

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Tout à ses préoccupations, un jeune écrivain en mal d’écriture et d’harmonie conjugale roule sur une route de campagne au Canada. Il neige. Surgi de nulle part, un garçon en luge traverse devant la voiture. Accident. Bouleversements. « Si je peux faire quelque chose » dira plus tard l’écrivain à la mère laquelle est restée seule avec son deuxième enfant. Dans cette phrase est le sujet du film. L’écrivain va – comme de toutes choses – se nourrir de ce drame et il se trouve que sa plume va bientôt lui apporter succès, notoriété, bien-être matériel, et une nouvelle compagne. La mère elle, désarmante de pardon, de maîtrise et d’espoir, poursuit sa vie hantée par la tristesse et l’inquiétude. Comment l’homme/l’écrivain peut-il s’acquitter de sa dette ? Le voudra-t-il ?

Every thing will be fine est un film réalisé. Une lenteur maîtrisée. Des paysages beaux et simples, contrepoints aux déchirements de l’âme. Des comédiennes – Charlotte Gainsbourg, Marie-Josée Croze et Rachel McAdams – à qui un regard ou une respiration suffisent pour en dire beaucoup. Un James Franco au visage quasi-impassible, dont les mouvements de son corps massif et les yeux disent la fragilité. Une très belle musique qu’on a envie d’entendre jusqu’à la dernière note, jusqu’au bout du générique.

Ces dernières années, je m’étais désintéressé de l’oeuvre de Wim Wenders. Je vais reprendre au début avec Alice dans les villes.

Voici un lien vers le site de Wim Wenders qui présente son travail.

Voici la bande-annonce du film :

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