Fuck America, d’Edgar Hilsenrath, admirable

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1952, New-York. Jakob Bronsky, survivant de l’holocauste, a 27 ans et en paraît 40. Il vit d’expédients et essaye d’écrire un livre sur ce qu’il a vécu en Allemagne pendant la guerre. Problème, gros problème, il ne se souvient de rien. Cette histoire, c’est celle de Fuck America. Roman génial.

Fuck America, c’est l’histoire – maintes fois racontée par mains auteurs – d’un écrivain qui devient écrivain. Ce qui rend cette lecture délectable, c’est l’emboîtement des récits autobiographiques, romancés, et imaginaires. C’est cru, sans complaisance. C’est parfois très drôle. C’est aussi la description du New-York des années 1950, où la férocité sociale le dispute à la bêtise.

Fuck America est aussi un livre qui parle aujourd’hui alors que des millions de migrants frappent à la porte de l’Europe.

Nous devions jouer une partie de l’échange de lettres qui ouvre le livre lors du premier Lever de rideau de la Troupamateur. Luc jouait Nathan Bronsky (le père de Jakob) et moi le Consul général. Faute de temps de jeu disponible, la scène a sauté (et nous nous n’avons pas sauté de joie). Tout ça pour dire que Fuck America a été adapté au théâtre.

Fuck America donne très envie de lire les autres livres d’Edgar Hilsenrath. Un grand merci à Luc Broutin pour me l’avoir fait découvrir. Donc à lire.

 

 

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