Homeland, saison 6, very prenant

Carrie Mathison travaille dans une ONG à New-York. Tous les jours, elle rend visite à Quinn en rééducation après son AVC de Berlin. Une nouvelle présidente vient d’être élue. Son projet politique, notamment concernant les interventions militaires extérieures et le rôle des services de renseignement, déplaît fortement à certains, dont le redoutable Dar Adal. C’est parti pour 12 épisodes.

“Si tu ne supportes pas que tes amis te mentent, tu t’es trompé de métier” lance Saul Berenson. La série ne faiblit pas. S’enrichit même de la complexité accrue des personnages, dont celui de Dar Adal qui prend une place centrale dans cette saison 6. D’autres personnages inquiétants font leur apparition, comme le terrible Brett O’Keeffe, prédicateur télévisuel d’extrême droite, prêt à toutes les manipulations, tous les faits alternatifs, et qui est certainement inspiré de personnages réels, que je ne cite pas ici par méconnaissance de la scène politique américaine. De jolies scènes entre Saul et sa sœur, colon israélien fanatisée. La fin, un peu inattendue, et c’est tant mieux.

Pas mal de réflexions sur la situation au Proche-Orient, sur le détournement des réseaux sociaux, sur les dérives de l’état d’exception ( là-bas ils ont le Patriot Act, ici nous avons par exemple l’article 421-2-5-2, créé par la loi du 3 juin 2016 ), sur la fragilité de la démocratie, sur la brutalité de la parole et de l’affrontement politique américain.

La série est prenante, sans temps mort, sans facilité. Vue sur Netflix. Vivement la saison 7 ! Une raison de s’abonner à la concurrence quand elle sortira.

A voir. C’est sûr.

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