I, Daniel Blake, de Ken Loach, it’s not enough !

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Daniel Blake, charpentier, la soixantaine, a eu une crise cardiaque au boulot. Ses médecins lui demandent de ne pas travailler le temps qu’il se remette complètement, l’affaire d’une poignée de mois. En attendant de reprendre son travail, il demande à bénéficier d’une pension d’invalidité. Laquelle lui est refusée par le Ministère du travail. Il fait appel, mais dans l’intervalle, il doit s’inscrire au chômage et rencontre Katie – Hayley Squires -, jeune mère célibataire fraîchement arrivée en ville avec ses deux enfants, et qui elle aussi va se confronter à la cruauté du « pôle emploi » anglais.

I, Daniel Blake, c’est une histoire d’entraide. Entraide, à ne pas confondre avec charité. C’est une histoire où ce qui est donné ne s’achète pas. Où ce qui est vendu ne devrait pas l’être. C’est la dénonciation simple, sans emphase, factuelle, implacable de l’idéologie libérale où les chômeurs sont a priori considérés comme des parasites qu’il convient de décourager à tout prix de se satisfaire de leur état. Comme si c’était possible de s’en satisfaire. C’est la simplicité du film qui fait sa beauté, sa valeur. Difficile de ne pas être hanté par le personnage campé par Dave Johns.

Enfin, le film de Ken Loach m’a permis de peaufiner ma classification du personnel politique. Je place plus que jamais ceux et celles qui font leur miel de la dénonciation de « l’assistanat », âmes fangeuses, boueuses, ignobles, tout en bas de l’échelle. Les amis, faites comme moi SVP.

A voir, bien sûr.

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