I feel good, de Benoît Delépine et Gustave Kervern, lassant

Après trois ans sans donner de nouvelles, Jacques débarque en peignoir dans la communauté d’Emmaüs dont sa sœur Monique est un des piliers. Le truc de Jacques c’est de monter un business, encore faut-il avoir une bonne idée. Et là, il croit l’avoir : rendre les pauvres beaux grâce à de la chirurgie esthétique super low-cost. Encore faut-il trouver des clients. Il tente de les recruter parmi les compagnons.

I feel good, c’est une histoire qui se déploie, et de temps en temps comme une série de sketchs façon Groland qui s’entremêlent. C’est le télescopage entre l’idéologie libérale incarnée et ridiculisée par Jacques à l’insu de son plein gré, et une communauté faite de partage, de bienveillance et de solidarités.  C’est la rencontre entre un Jean Dujardin vedette oscarisée au teint hâlé et une Yolande Moreau sans fards. C’est une image peu sophistiquée, assez brute, proche d’un reportage télé, un peu vilaine quand même. Il y avait peut-être autre chose à trouver pour raconter cette histoire.

En dépit de l’abattage de Dujardin qui ne se ménage pas (et qui est vraiment très bronzé on dirait Séguéla), de quelques trouvailles (la piscine du copain d’enfance, le bronzage de sa femme, le pédiatre, la fin, … ), et de toutes les bonnes volontés réunies, l’histoire finit par doucement patauger. On ne saura pas grand chose de toutes ces silhouettes Emmausiennes. On ne comprendra pas vraiment les motivations de Monique. Une certaine lassitude s’installe, en dépit d’une excursion en Bulgarie et en Roumanie qui relance un peu la machine sur le tard.

Bon, on peut aller voir par curiosité. Si on est un grand fan de Groland, on ne s’ennuiera sans doute pas. C’est pas mon cas.

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