Je danserai si je veux, de Maysaloun Hamoud, comme tu veux

Tel Aviv. Après le départ de leur amie Ratif qui se marie, Layla et Salma, 2 jeunes femmes palestiniennes, 2 jeunes arabes israéliennes, grandes fêtardes, sont rejointes par une nouvelle colocataire, Nour, étudiante en informatique, musulmane, pratiquante, voilée, fiancée. On a donc réunies trois filles en âge de se marier. Et quelques pressions familiales ou amoureuses à ce sujet. Mais le mariage, ça semble, au moins pour Layla et Salma, être la fin de la vie, l’obéissance aux conventions comme une punition de chaque instant. On passe quelques jours avec Layla, Salma et Nour.

C’est quoi une femme ? Un être qui vibre. C’est quoi une jeune femme ? Une être qui vibre beaucoup beaucoup. Et moi j’aime les vibrations, et particulièrement celles de cette histoire où excellent Mouna Hawa, Sana Jammelieh et Shaden Kanboura. C’est quoi un homme ? Dans ce film des êtres jouisseurs, hypocrites, conformistes, lâches ou résignés. Cochez les cases, au choix. A quelques exceptions près, dont celle du père de Nour mais là je spoile un peu peut-être. Pas mal d’éléments m’échappent faute de connaître la vie quotidienne en Israël où la question des transports et des déplacements semble cruciale à maints égards pour les Palestiniens.

Voilà, Je danserai si je veux, un film cousin de Mustang, dans un Proche-Orient où courage est un mot plutôt féminin. A voir. Un grand merci à Jules pour nous avoir proposé cette sortie.

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