La loi du marché, de Stéphane Brizé, tout homme a une limite

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Le théâtre vient de se terminer, les affaires cinématographiques reprennent.

Il y avait dans la salle où je suis allé voir La loi du marché une ambiance épaisse comme rarement dans ce cinéma. Le film nous invite dans le quotidien de Thierry, la cinquantaine, père d’un adolescent très handicapé, au chômage depuis des mois. On le suit au plus près. A Pôle Emploi, dans un stage « d’employabilité », à sa banque, passant un entretien d’embauche par Skype, et dans son nouveau travail de vigile dans un supermarché,…. La caméra est souvent un peu au-dessus de lui, ce qui accentue l’impression d’écrasement, d’oppression, de difficultés.

Le film montre l’univers impitoyable du supermarché, comme une métaphore de notre vie économique, où tous sont vus avec les « yeux du tableur » pour reprendre une expression connue. Où tous sont filmés. Où il n’y a plus que de la peur, de la détresse sociale, et des mots mensongers.

Le film se termine  au moment où j’aurais voulu qu’il continue. J’aurais aimé de la confrontation. J’aurais aimé un récit qui ne soit pas à sens unique. J’aurais aimé voir comment Thierry allait assumer son choix. Certainement les auteurs ont pensé que l’économie de mots, la présence et le regard de Vincent Lindon en diraient plus et suffiraient à leur histoire. A débattre. A voir.

PS : qui se souvient du livre L’horreur économique ?

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