La promesse d’une vie, de et avec Russel Crowe, déception, raconter c’est choisir

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1915-1916. Pour contrer l’entrée en guerre de l’Empire ottoman, pour protéger l’accès par mer à la Russie, les alliés tentent de prendre le contrôle du détroit des Dardanelles. L’opération est un désastre. Les trois jeunes fils du héros, Joshua Connor un paysan australien, sont portés disparus. 4 ans plus tard, sa femme devenue dépressive se suicide. Sur sa tombe, Joshua promet à sa femme de retrouver ses fils. Il part pour la Turquie maintenant occupée par les anglais. Aventures.

Un grand acteur qui réalise c’est toujours une promesse. Une promesse qu’un artiste ayant par nature le sens du récit nous offre un beau moment de cinéma. Et comme j’aime beaucoup Russel Crowe, et que j’admire son talent à faire vivre toutes sortes de personnages, je suis allé voir La promesse d’une vie avec curiosité et gourmandise.

On voudrait y croire. On a envie d’y croire. Mais quelque chose ne prend pas. Trouver le pourquoi du comment n’est pas facile. C’est une histoire où s’entremêlent plusieurs histoires, plusieurs sujets : le deuil d’un père, la cruauté de la guerre, la rencontre entre des cultures, l’aveu de la mort d’un père, la naissance d’une romance, le conflit entre l’amour et la tradition, la montée du nationalisme turc, la culpabilité dont on se lave ou pas, …. Tout intéresse beaucoup le réalisateur. Il ne choisit pas. Et nous non plus. On s’intéresse un peu à tout, et au final pas à pas grand chose car le récit nous laisse un sentiment d’inachevé. Jusqu’à la scène finale quelque peu étriquée. Sur ce premier film, Russel Crowe grand acteur a montré son ambition et son appétit, mais il n’a pas démontré qu’il était un grand raconteur, et aussi un grand réalisateur. On ira voir son prochain.

Petite remarque en passant. On voit, ce qui est intéressant, le point de vue turc sur la guerre. Le film les présente comme des victimes : des alliés qui les envahissent, des grecs – une bande d’affreux – qui massacrent et pillent, des puissances alliées qui se partagent l’empire. Ce point de vue aurait pu se discuter un poil, non ?

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