Le dernier jour d’Yitzhak Rabin, d’Amos Gitaï, longue journée

Le-dernier-jour-de-Yitzhak-Rabin-affiche

Du cinéma israélien je connaissais Valse avec Bachir, Le procès de Viviane Amsalem et aussi La visite de la fanfare, trois très bons films, mais rien d’Amos Gitaï, le plus renommé des cinéastes israéliens sans doute. Alors quand dans la descente de Fontenay-aux-Roses, j’ai entendu France Inter dire beaucoup de bien du film Le dernier jour d’Yitzhak Rabin, j’ai décidé d’y aller.

Après deux heures de projection, j’ai senti la tête de ma fille aînée se poser sur mon épaule. J’ai décidé de quitter les lieux, rarissime désertion cinématographique, mais le bien-être de sa progéniture passe avant le cinéma.

Le dernier jour d’Yitzhak Rabin est une reconstitution du travail de la commission d’enquête qui a suivi l’assassinat de Rabin par un jeune extrémiste juif, aux motivations religieuses. La reconstitution est faite à partir des minutes des auditions, enrichies d’images d’archives, et autres reconstitutions de situations de l’époque. Gitaï aimerait bien montrer qu’il y a eu complot mais à mon point de sortie, il n’y était pas arrivé. Au bout d’un moment, j’ai trouvé – comme ma fille – que l’exercice devenait ennuyeux.

En Israël, il y avait à l’époque ceux qui soutenaient la mise en oeuvre des accords d’Oslo et Rabin, et ceux qui criaient « A mort Rabin », « Rabin traître », et le dessinaient en uniforme nazi. Aujourd’hui en Israël où sont passés les premiers ? Va savoir. Le peuple israélien a-t-il gagné à ne pas faire la paix proposée par Rabin ? Va savoir. Quand même, le film est une invitation à méditer sur les méfaits des rétrécissements identitaires, invitation valable pour les Français.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *