Les délices de Tokyo, de Naomi Kawase, de sucre ou de sel ?

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Un homme, la quarantaine, marche d’un pas lourd. C’est pas la joie de vivre. Sentaro entre dans une échoppe, commence à préparer une pâtisserie traditionnelle, des dorayakis, c’est à dire deux pancakes fourrés aux haricots rouges confits. Dans sa boutique viennent des collégiennes, dont Wakana, qui ne sait si elle pourra aller au lycée. Un matin arrive une vieille dame très souriante, Tokue, candidate au job de mitron proposé par Sentaro, lequel commence par refuser, trop vieille à ses yeux sans doute. Tokue revient le lendemain, insiste, …. Bouleversements en vue.

Ce qui caractérise ce film, c’est d’abord son rythme. Lent. Mais lent comme une envie d’écouter le monde, les autres, un canari, les arbres, les haricots. L’histoire que le film raconte est d’une grande délicatesse, où la joie peut jaillir, et où les plus grands malheurs sont dits avec simplicité et pudeur.

Voilà, trois personnages se rencontrent. Trois générations. Ils ont un chemin à faire ensemble. Ils le font. Ils changent. J’ai marché tout du long. A voir.

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