Les pensées, de François Cavanna, mauvaise pioche

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lespensées

François Cavanna raconte dans l’avant-propos qu’un éditeur lui propose d’éditer un recueil de ses « pensées », ce qu’il commence par refuser, que l’éditeur persuasif finit par le convaincre. Le livre Les pensées est ainsi constitué d’une série d’extraits provenant d’autres textes dont on ne sait rien. Ils sont classés en 7 catégories. Chaque extrait est une « pensée ».

Il y a des choses que Cavanna n’aime pas et il y pense beaucoup : la guerre et tout ce qui s’y rapporte de près ou de loin (les militaires, les défilés, les marchands d’armes,…), les compétitions sportives à ne pas confondre avec la pratique sportive, les cons et la connerie et le genre humain, la chasse, la pêche, les chasseurs et les pêcheurs, la religion, ….

Il y a des choses qui le préoccupent : la mort, le cancer quand on est vieux, ….

Il y a des choses qui l’intéressent beaucoup : les femmes, lui.

Citons trois pensées :

• L’anticonformisme est la maladie de jeunesse du conformisme.

• Quand l’homme cessa d’être singe, il fût con.

• Le publicité se prétend un art, mais elle ne répond à aucun des critères. Et surtout à celui-ci qui est fondamental : elle ment en prétendant dire la vérité, ce qui la met à l’opposé de l’art qui dit une vérité en prétendant mentir.

Bon, rien de tout ça ne m’a vraiment passionné. Rien ne m’a vraiment fait rire. Cette juxtaposition, cette accumulation de « pensées » dessert Cavanna. Elle en fait un sentencieux , un donneur de leçons. J’avais vu au Grand Journal des écrivains actuels chanter ses louanges et ça m’avait donné envie de le lire. Mais Les pensées, c’était sans doute la mauvaise pioche dans son oeuvre.

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