Logan, de James Mangold, roots

Logan traîne la patte. Logan est à la peine. Logan boit. Logan est chauffeur de limousine. Logan est plus renfermé que jamais. Lui, Charles Xavier également diminué, et un troisième compère mutant (Caliban pour les spécialistes), vivent au Mexique dans une usine désaffectée proche de la frontière. Pourquoi ? On va le comprendre. Un jour, une femme demande à Logan de l’aide pour protéger sa fille. Bien sûr, il refuse.

Logan, c’est une bonne surprise, même et surtout pour les amateurs. C’est un film qui repose sur l’univers X-Men, mais qui développe une histoire dans un genre plus proche du western et de l’action que de la SF ou de l’anticipation. Un genre où l’on s’approche au plus près des personnages, qui ont abandonné toute affectation, toute convenance, toute attente, et qui sont vraiment eux-mêmes. Il suffit de les entendre parler pour comprendre ! Un genre aussi où l’on sait terminer une histoire. Pas mal de bagarres, pas mal de morts, c’est très sanglant : qui s’y frotte, s’y pique, et s’y tranche. Très intéressante évolution de Charles et de Logan. Très beau regard de Dafne Keen (la petite fille). Pas une seconde d’ennui pendant deux heures. Et fun de revoir Eriq La Salle.

Une référence traverse le film, celle de Shane, livre puis western connu en France sous le titre  L’homme des vallées perdues. D’ailleurs, c’est plus qu’une référence. C’est un hommage. C’est un geste de respect, d’affection, d’amitié. Envers qui ? Georges Stevens ? Alan Ladd ? Jack Schaefer ? Patrick Stewart ? Hugh Jackman ? Wolverine ? Moi, tuyauté par ma fille aînée, je mise sur ….. Je dis pas. Oui, oui. Non, non.

A voir. Très bon film.

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