Silence, de Martin Scorsese, épreuves

Silence-poster

XVIIème siècle. Deux jeunes jésuites portugais décident de se rendre au Japon pour retrouver le père Ferreira, un missionnaire qui les a formés et dont on reçoit des nouvelles inquiétantes et troublantes. Mais, au Japon, les chrétiens sont persécutés et, dans le meilleur des cas, passés au fil de l’épée s’ils refusent d’abjurer leur foi. Un matin,  guidés par Kichijiro un pêcheur pour le moins tourmenté, les pères Rogrigues et Garupe débarquent sur une petite plage. La vraie mise à l’épreuve de leur foi va bientôt commencer.

J’ai beaucoup aimé l’élégance constante du récit, la manière dont les choses vous arrivent, avec une sorte de tact et de justesse, même quand c’est violent.

J’ai trouvé les paysages japonais envoutants.

Je me suis intéressé aux débats entre la subtile, patiente et sadique inquisition japonaise et les prêtres.

J’ai aimé comment la prise au pied de la lettre des évangiles par les paysans japonais semble parfois bousculer les prêtres, et j’aurais aimé que ça aille plus loin.

J’ai scruté les visages des acteurs japonais, que j’ai trouvés plus intéressants que les occidentaux.

Je n’ai pas tellement ressenti le silence et la souffrance du silence dont il est question.

J’ai été un peu gêné par l’utilisation de l’anglais par tous les personnages.

J’ai pensé qu’il faudrait partir à la recherche d’entretiens avec Scorsese pour bien apprécier son propos, et ça c’était pas bon signe.

En sortant, je me suis souvenu de La controverse de Valladolid, et aussi du Nom de la rose. Il me semble que j’avais bien plus été pris.

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