Split, de M. Night Shyamalan, frissons

Trois jeunes filles sont enlevées et enfermées dans un sous-sol par un homme étrange. Ajoutant à l’angoisse des filles, leur ravisseur a une personnalité changeante, tour à tour monomaniaque, gamin de 9 ans, jeune femme, etc. Casey, une des trois filles, trouve dans ses souvenirs d’enfance des forces pour affronter son ravisseur. De son côté, la psychothérapeute du ravisseur, qui est elle plutôt en relation avec Barry, styliste, reçoit par mail des demandes urgentes de rendez-vous. Chaque fois, face à elle, Barry minimise les choses. Ça l’inquiète de plus en plus…. A juste titre pour le bonheur du spectateur.

Split, ça fait peur, mais pas trop, ça inquiète mais pas trop, ça impressionne, mais pas trop. Pas trop, ça veut dire qu’à aucun moment je ne me suis caché derrière mon écharpe.

Split, ça tourne bien. Pas de faille dans la manière dont l’histoire nous est racontée. Et on s’intéresse à la question que pose le film : dans la schizophrénie les personnalités qui coexistent dans un même corps peuvent-elles changer ce corps, jusqu’à lui donner des caractéristiques propres à la personnalité en question ?

Split, c’est aussi trois comédiens très intéressants : James McAvoy (que les fans d’X-Men connaissent), Anya Taylor-Joy au regard fascinant, et surtout Betty Buckley qui est l’incarnation du courage.

Voilà, Split, à classer entre Incassable, Signes et Le sixième sens, un peu au-dessus de Le village, très au-dessus de Phénomènes. A noter, le clin d’œil final fait à un autre de ses films, à croire que M. Night Shyamalan se prend pour Marvel.

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