Archives par étiquette : Álex Pina

La casa de papel, saison 2, miam !

Eric R., érudit des séries et de bien d’autres choses, m’a expliqué qu’en fait il n’y avait qu’une saison à l’origine et que c’est Netflix qui en avait fait deux saisons, et remonté des choses au passage.

Anyway, j’attendais avec impatience la suite et de savoir comment ce braquage allait tourner. La question étant, vont-ils se faire capturer/tuer ou pas ? Cameroun ou Brésil ?

Cette deuxième saison se concentre sur l’affrontement entre Raquel et Salva, entre l’inspectrice et le professeur. La tension n’est pas la même que dans la première saison. Il y a quelque chose de plus humain, de plus personnel. Ca se regarde, ça se déguste, comme une bonne bouteille d’un vin léger dont on redemande.

Trois petites critiques :

+ les scènes d’affrontement sont quand même peu réalistes,

+ je suis resté un peu sur ma faim, j’attendais plus de profondeur dans la piste donnée par le Bella Ciao final de la première saison. Résistants, résistants, un peu vite dit.

+ la fin sent l’écurie – je veux dire le désir d’en finir avec l’histoire -. Le montage est quelque peu mensonger, le destin de Raquel n’est pas très clair et les retrouvailles sortent un peu de nulle part. Un peu dommage ces dernières minutes pas complètement abouties.

A voir quand même, amigos.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

La casa de papel, d’Álex Pina, prenant

8 braqueurs investissent la Maison Royale de la Monnaie à Madrid. Ils y prennent 67 otages et, masque de Dali sur le visage, attendent l’arrivée des forces de l’ordre. Ils sont pilotés de l’extérieur par “le Professeur”, lequel a tout prévu, y compris de manipuler la police. Mais quel est le but réel du braquage, et comment comptent-ils s’échapper ?

Au début, ça fait penser à Inside Man, avec le même jeu de confusion vestimentaire, une dissimulation des objectifs réels du braquage, la manipulation de la police, …. Mais, comme c’est une série, on a le temps d’aller beaucoup plus loin, et c’est tant mieux, on ne perd pas son temps.

Grande réussite, le personnage du Professeur qui a conçu le braquage et le dirige à distance. Quand événements et imprévus le mettent sous pression, c’est vraiment jouissif. Qui est-il ? D’où vient-il ? De quoi est-il fait ? Entre filiation et résistance, les deux derniers épisodes de la première saison, et le générique du 13ème épisode nous donnent quelques indices. Mais c’est peut-être trompeur.

Autre réussite, la solidité des personnages et tout le casting qui les incarne : braqueurs, otages, policiers. Il se dégage de ces personnages que l’histoire construit petit à petit une sorte de sensualité troublante.

Grand plaisir : entendre de l’espagnol, ça change de l’anglais ! D’où la sensualité peut-être aussi.

Enfin, j’ai beaucoup aimé aussi la manière narrative, mêlant voix-off rétrospective, flash-backs, création de tonnes d’ironie dramatique, etc.

Petit bémol, de temps en temps on se demande quand même qui garde les otages !

Enfin, sentiment très personnel : je retrouve dans Miguel Herràn quelque chose de Jean-Michel, et c’est assez troublant.

Bon, à la fin de la saison 1, le Professeur est en mauvaise posture, mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il avait prévu cette possibilité ….

A voir en ces derniers jours de l’hiver où le temps est revenu ici à la pluie et à la neige aussi annonce-t-on.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather