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Le porteur d’histoire, d’Alexis Michalik, mise en scène Christelle Pontié, beau travail !

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C’est Christelle Pontié qui m’a fait découvrir Le porteur d’histoire, pièce captivante d’Alexis Michalik, vue en septembre 2015 au Studio des Champs Elysées.

Quand au même moment elle m’a annoncé vouloir monter la pièce avec l’un des trois ateliers amateurs qu’elle anime à Sceaux, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit … je ne me suis rien dit parce que connaissant sa détermination, je pensais bien qu’elle arriverait au bout de son projet.

Christelle Pontié a obtenu à titre exceptionnel l’autorisation de l’auteur. Et après des mois de travail, la première a eu lieu ce samedi. Je suis allé voir mes anciens compagnons de théâtre : Bassam Almoussa, Anne et Vincent Flipo, Bénédicte Nadaud, Béatrice Paillat, Béatrice Robert, et tous les autres.

Beau travail ! Enorme travail ! Ca se tient bien. Christelle a eu l’idée d’ajouter quelques repères visuels pour faciliter la compréhension de la situation. Ca marche. Elle met constamment en abîme le récit, en juxtaposant sur le plateau la narration et la reconstitution, ça marche. Les comédiens et comédiennes se succèdent dans les mêmes rôles, il en faut pour tout le monde, un dress code simple, et ça marche aussi ! Des décors sont projetés sur un écran en fond de scène … elle aurait pu en mettre plus ! … Christelle Pontié met en scène !

Et sur le plateau, comédiens et comédiennes assurent, chacun là où il en est de son art théâtral. Grand plaisir à les voir ou revoir.

Deux autres représentations sont prévues : le dimanche 29 mai à 17h00, et le vendredi 1er juillet à 20h30, à l’Agoreine de Bourg-la-Reine. Allez-y !

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Le porteur d’histoire, d’Alexis Michalik, tourbillon éblouissant

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Au Studio des Champs Elysées le vendredi 25. Le Porteur d’histoire. Deux femmes disparaissent d’un petit village algérien. Dans la nuit sous la pluie, un homme cherche le village des Ardennes où vivait son père qui vient de mourir. Et puis on va remonter le temps, revenir au présent, repartir, changer de lieu, d’époque, de continent, rencontrer Alexandre Dumas, entendre l’écho très lointain de thèmes dont naguère le Da Vinci Code avait fait son miel, …. Présent et passé s’imbriquent, c’est à dire que dans une même scène le personnage au temps présent côtoie le personnage dans un autre temps, joué par un autre acteur. Le sujet de la pièce : la force de l’imaginaire.

Il y a 5 comédiens sur scène, avec une distribution qui tourne. Ce soir là : Michel Scotto di Carlo, Justine Moulinier, Charles Lelaure, Julien Jacob et Mounya Boudiaf. Cinq qui ne se sont pas trompés en trouvant leur vocation. Actrices et acteurs virtuoses. Ils passent d’un personnage à l’autre, d’un costume à l’autre, ils changent d’époque et d’état émotionnel en un clin d’oeil. Sans forcer, sans à-coup, sans trébucher. C’est une virtuosité qui n’est pas gratuite, pas démonstrative. A ce niveau, le théâtre est tellement fluide qu’il en devient presque de la musique. On sentait la concentration totale de la salle. Alexis Michalik est-il musicien ?

Curieusement, après le spectacle, l’émotion est arrivée encore plus forte. Comme une vague qui m’aurait rattrapé. Spectacle très fort. A voir, à voir, à voir. Ou à revoir avec une autre distribution, pour voir.

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