Archives par étiquette : Aline Le Berre

Troupamateur, 2ème lever de rideau, produire du jeu

LR troupamateur 13 AVRIL

2ème lever de rideau monté en un peu plus d’un mois, sur le thème de l’exil. Nous commençons par Ellis Island, nous poursuivons avec des “textes de guerre” actuels, nous revenons au legal desk d’Ellis Island, puis nous nous transportons des décennies plus tard alors qu’un homologue de Robert Bober rencontre à New-York un couple de vieux juifs russes. Pas sûr que les spectateurs aient saisi ces mouvements temporels.

Je suis Jean Duval, qui joue sa vie face à l’officier d’état civil américain, joué par Luc. Je crois que ce Jean Duval là était le meilleur que nous ayons vu et entendu. Je suis Dimitri, qui aide sa femme Olga à retrouver ses souvenirs.  C’est notre quasi-impro qui conclut le spectacle. Bonne complicité avec Valérie. Produire or not produire du jeu, that is the question. A l’issue des trente minutes de spectacle, pas mal de réactions positives.

Il va y avoir un 3ème lever de rideau de la Troupamateur fin mai. Je ne suis pas sûr que mes activités professionnelles me laissent le loisir d’y participer. Et même si c’est toujours sympa de jouer devant un public – mon objectif quand j’ai rejoint la Troupamateur -, ces derniers temps je me suis un peu ennuyé à l’atelier. Mais comme chacun sait, l’ennui est le début du bonheur.

PS : Epilogue le 26 mai, comme je le pressentais, je n’ai pu concilier mon travail et la préparation du 3ème lever de rideau. J’ai donc rendu mon tablier de Troupamateurien fin avril. Au final, et j’en suis désolé, la Troupamateur est pour moi un pari théâtral plutôt perdu.

 

 

Troupamateur, Visite théâtralisée, sous le signe d’Ellis Island

VisiteTroupamateur

En dépit de l’absence quasi-totale de publicité du théâtre La Piscine sur cette visite théâtralisée dont la réalisation est confiée à la Troupamateur, des curieuses et des curieux sont venus, parfois en famille. Un grand merci à eux. Nous les avons entraînés dans le labyrinthe des couloirs en béton, sous le plateau, dans une loge, au foyer des comédiens, à la salle des machines, dans les locaux de l’administration et au “solarium”. L’accès au plateau nous a été refusé. Nous jouons de petites scènes, nous donnons à entendre quelques courts extraits de textes, comme on dit. Au programme Ellis Island vue par Perec, les mouvements de population, les migrants, et un extrait de la plume féroce d’Hilsenrath. Programme bien vu et qui faisait sens en ces temps troublés.

Nous faisons deux visites, la seconde bien meilleure que la première. Je suis le consul général de Fuck America qui répond à Bronski. Je suis aussi Georges Perec qui essaye de définir sa judéité au cours d’une interview imaginaire d’Aujourd’hui Madame. D’un bord à l’autre en quelque sorte.

Je ne regrette pas cet après-midi de jeu, mais je m’interroge sur le rendement de cette activité en terme de plaisir et de retours. Merci à Aline Le Berre pour son engagement et pour la justesse de ses conseils. Merci à la personne du théâtre qui m’a gentiment dit “bravo” à l’issue de la seconde visite. Merci au spectateur qui s’est dit touché par tout ce qu’il avait entendu. Pas de merci à l’équipe des “pros” qui jouaient cet après-midi là et qui n’ont pas le sens de l’hospitalité très développé. (mais peut-être un peu le melon).

Rendez-vous le 13 avril pour le deuxième lever de rideau.

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L’art de la comédie, d’Eduardo De Filippo, par Patrick Pineau, énergétique

Ci-dessus, des images de répétition filmées au Théâtre-Sénart. Evidemment, au théâtre Firmin Gémier / La Piscine à Châtenay-Malabry, le décor est le même.

Italie, dans les années soixante. Un nouveau préfet prend ses fonctions. Comme c’est l’usage, il doit recevoir les notables. Arrive impromptu Oreste Campese, directeur d’une troupe de théâtre, dont la roulotte et les décors ont brûlé. Il vient demander de l’aide, la conversation roule sur le théâtre, mais le préfet fait semblant de ne pas comprendre les difficultés d’Oreste qui n’obtient qu’un sauf-conduit. En partant, Oreste suggère que des comédiens pourraient bien se substituer aux notables. Arrive un premier notable, le médecin. Le délire n’est pas loin.

C’est décidé, je n’irai plus au théâtre le vendredi soir, avec une semaine de labeur acharné. Se retrouver plongé dans l’obscurité assis dans un fauteuil confortable, … il faut résister, et ce d’autant plus que sur scène une conversation semble s’éterniser. Mais tout à coup arrive le médecin – Manuel Le Lièvre – , débordant de problèmes et d’énergie. Et plus tard avec le curé – Marc Jeancourt -, le délire monte encore d’un cran. Et le spectateur épuisé reste éveillé. Voilà, pour celles et ceux qui se demandent ce que c’est que d’avoir de l’énergie sur scène, allez voir cet Art de la comédie.

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Troupamateur, premier lever de rideau, Pulvérisé !

Lever de rideau 1

Premier “Lever de rideau” de la Troupamateur 2015/2016 du théâtre Firmin Gémier La piscine, sous la direction d’Aline Le Berre.

Nous sommes 11 à jouer. Parmi les 200 spectateurs du spectacle du soir (Candide), 33 curieux viennent nous voir au Pédiluve.

Aline a fait un collage de textes sur le thème de l’errance. Nous avons une demi-heure. Luc joue une belle scène de Koltès où il boit du whisky parce que sinon on se dessèche. Je termine avec une des scènes de Pulvérisés d’Alexandrea Badéa : la femme qui met les voiles pour aller prendre l’avion pour quelque part. Oui maintenant je prends des rôles de femme.

Je crois que nous nous sommes tous bien débrouillés. L’équipe du théâtre attentive. Beaucoup de travail et de temps quand même pour une poignée de minutes sur scène. Peut-on imaginer allonger notre temps de jeu pour les prochains levers de rideau ? On va voir. Vivement la suite.