Archives par étiquette : animation

La tortue rouge, de Michaël Dudok De Wit, bouleversant

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Un naufragé s’échoue sur une île déserte sous les tropiques. Pas de Robinson, mais des crabes, des mouettes, des otaries, des petites tortues, des prairies d’herbes hautes et une forêt de bambous grâce auxquels l’homme construit un premier radeau. A peine le récif corallien passé, une force sous-marine mystérieuse détruit le radeau. Une deuxième, puis une troisième tentative échouent de la même manière. Bientôt l’homme est confronté à la créature qui contrecarre ses projets d’évasion.

C’est un film sans langage parlé, mais pas sans dialogue. C’est un film très beau visuellement, comme en témoigne les deux affiches jointes; je préfère la japonaise. C’est un film qui raconte une histoire simple et poétique. Évidemment, c’est truffé de symboles mais il vaut mieux ne pas les voir et se laisser bercer par l’histoire. En sortant, je suis submergé par l’émotion, comme par une vague qui me rattrape. Pleurer à la sortie, c’est une option. Je suis tombé dans le film ou c’est le film qui est tombé en moi ? Vivement recommandé.

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Inside out, Vice versa en français, de Pete Docter, délicieux

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Le titre anglais Inside out présente le sujet du film, et le titre français Vice versa se rapporte plutôt à son message.

L’action se passe dans le cerveau d’une petite fille où les cinq émotions de base se conjuguent pour l’accompagner et la guider dans son développement. Joie mène la danse mais quand Joie et Tristesse se perdent, la situation déraille. Ca, c’est le sujet.

Une vraie histoire. Des trouvailles délicieuses. Un graphisme inventif et sans esbroufe. Un appel à ce qui reste en nous de l’enfant que nous étions. De l’émotion surtout quand Joie et Tristesse découvrent qu’elles se complètent, s’aident, s’épaulent.  Ca, c’est le message.

Très très joli film. Stimulant. Encourageant. A voir. Et pas que par les petites filles, jeunes, grandes, cinquantenaires, ou carrément vieilles.

Rappel pour les scénaristes qui visiteraient ces lieux : Les 22 règles de Pixar pour raconter une histoire

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Les minions, de Pierre Coffin et Kyle Balda, tournent en rond

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Alléché par le buzz et aussi par des propos louangeurs entendus au Masque et la plume, je suis allé voir Les minions.

Mais après 20 minutes et quelques rires, les prouesses d’animation n’ont pu pallier au manque criant d’une histoire qui tienne la route, qui intéresse, qui séduise, qui surprenne, qui emporte, …. L’originalité des personnages est inversement proportionnelle à celle de l’histoire. L’ennui au bout du ticket de cinéma (fois quatre). Et des attaché(e)s de presse méritant(e)s.

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Celles et Ceux des Cimes et Cieux, de Gwenn Germain, bluffant, bravo !

Bande annonce réalisée par Gwenn Germain à l’occasion de son diplôme de 5ème année à Créapole ESDI. “5 mois de production intensifs tout seul dans ma cabane.”

Les allitérations du titre annoncent la fluidité de l’animation et de la réalisation. Aussi beau, qu’impressionnant et enchanteur.

Gwenn Germain cite Hayao Miyazaki, Jean Giraud et Syd Mead. Soit. Mais – hypothèse – il doit aussi aimer le Cameron d’Avatar et le Jackson de King Kong.

On le reverra, c’est sûr. On patiente.