Archives par étiquette : Audrey Toutou

Santa & Cie, d’Alain Chabat, déçu

Trois jours avant Noël, Santa Klaus a un grave problème : ses lutins sont brusquement tombés malades. La production des jouets est arrêtée. Un vieux grimoire lui donne la solution, il doit aller sur terre trouver de la vitamine C. Il part avec ses rennes et son traineau.

Ayant entendu un concert de louanges formulées par Pierre Lescure lors de l’émission C à vous, je suis allé voir Santa & Cie espérant beaucoup rire. J’ai vu un film fait d’une succession de trouvailles, d’idées plus ou moins brillantes, cherchant à exploiter les possibilités de la situation. Et ça ne m’a pas fait beaucoup rire. Et à peine plus la salle. Ca ne m’a pas emporté comme je l’aurais aimé. Trop disparate ? Trop téléphoné ? Trop private joke ? Trop entre-soi spirituel ? Difficile à dire. Sans doute est-ce compliqué de jouer sur autant de tableaux comme le fait Chabat en étant à la fois le scénariste, le réalisateur, le personnage principal et l’ami de quelques comédiens célébres qui font au film l’honneur de leur présence. Est-ce que je voyais un personnage de Père Noël, ou alors Chabat jouant le Père Noël, ou alors Chabat tout court ayant un message sur l’enfance ?  Ca n’est pas passé. Tant pis.

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L’Odyssée, de Jérôme Salle, distrayant

odyssee

L’Odyssée fait le récit de la vie de Jacques-Yves Cousteau, en commençant juste avant l’acquisition de la Calypso, et en finissant juste après la mort de son fils Philippe en 1979.

Le film montre un Jacques-Yves Cousteau très sympathique, plein d’énergie, d’idées, de charme, de conviction. Et égrène quelques défauts : infidélité, égoïsme, égocentrisme, tendances histrioniques, indifférence, …. Il montre comment – après avoir été financé pendant des années par l’industrie du pétrole – Cousteau se convertit à l’écologie, sous l’influence de son fils Philippe (Pierre Niney), montré comme une sorte de décalque du père, avec un soupçon d’idéalisme.

C’est ça qui a sans doute le plus intéressé Jérôme Salle. Faire l’éloge de l’écologie. Et de Cousteau un de ses champions. Et de conclure son film là-dessus. Et Lambert Wilson, immense, musclé, bronzé, élégant, charmant arrive à rendre Cousteau pas totalement antipathique même quand il l’est franchement.

Donc L’Odyssée c’est un biopic distrayant, avec de très belles images et des trouvailles de photographie sous-marine. Mais à la fin on se demande de quelle étoffe était faite l’histoire qu’on nous a racontée. Moins d’admiration. Un peu de méchanceté. Ca aurait été peut-être mieux.

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