Archives par étiquette : biopic

Patton, de Franklin J. Schaffner, oldies but goldies

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Film de 1970 que j’avais vu à sa sortie. J’en avais été très impressionné. C’est l’histoire des années de guerre du général Patton, de 1942 à 1945. Officier tankiste hors pair, il connaît sur le bout des doigts l’histoire des guerres et des batailles auxquelles –  croyant à la réincarnation – il a participé, dit-il. De la Tunisie à Messine, de l’opération Cobra en Normandie au sauvetage du 101ème à Bastogne à la tête de la 3ème armée, Patton fait le récit des faits d’armes d’un soldat d’exception que sa grande gueule, quelques idées outrancières et une gifle vont desservir. Incarné par le très grand George C. Scott. Pas moins de 7 oscars à la sortie. Très, très mérités.

Dans l’édition Bluray, en lever de rideau une courte interview de Coppola qui écrivit le scénario. Il raconte qu’il a été viré du projet en raison, pense-t-il, de la première scène jugée étrange (mais que l’on retrouve finalement dans le film). Plus tard, alors qu’il est sur le point de se faire virer du Parrain, Patton reçoit parmi 7 oscars celui du meilleur scénario. Coppola n’est pas congédié. “Ce qui vous fait virer un jour est ce qui vous apporte plus tard de la reconnaissance”.

Coppola raconte aussi comment il a cherché et trouvé un équilibre dans son personnage pour intéresser autant les gens de droite, qui voyaient en Patton un héros, que ceux de gauche, qui voyaient en lui une brute.

C’est alors que je découvre à l’instant que le Bluray offre la possibilité d’un commentaire audio de Coppola tout le long du film. Alléchant ! Mais le film durant 2h50, je vais attendre une semaine de pluie.

 

La bande annonce de l’époque trouvée sur Youtube

 

Selma, d’Ava DuVernay, la lutte des noirs pour le vote

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Récit du combat politique mené par Martin Luther King pour convaincre le président Johnson, tout occupé par le Vietnam et ne voulant pas se faire contraindre, de passer une loi supprimant tous les freins au vote des noirs. La non-violence comme fer de lance de la communication politique. Toujours intéressant. Souvent émouvant. Le film montre les hésitations et les moments de faiblesse de King. Il montre aussi le caractère foncièrement brutal et criminel du racisme et de la ségrégation. Et nous, ici, je me demandais au cours de la projection, que faisons-nous pour résoudre nos problèmes ? A voir aussi alors que les taux d’abstention continuent à battre des records.

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Big eyes, de Tim Burton

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En allant voir Big eyes, dont j’avais vu la bande annonce maintes fois, me revenait par bribes le film d’Orson Wells Vérités et mensonges. Et je me demandais ce que Tim Burton allait faire de cette histoire de peinture et d’imposture. Au final, une comédie amusante qui repose sur les deux comédiens, et surtout sur l’abattage de Christoph Waltz qui, comment dire, devrait prendre garde à ne pas finir à ressembler à lui-même.

L’enquête, de Vincent Garenq, bien faite

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Fiction quasi documentaire et adroite sur le travail du journaliste Denis Robert à propos de Clearstream. Où il est question de comptes dissimulés, de comptes jumelés, de transactions effacées,…. Si vous avez envie de vous rafraîchir la mémoire et de rassembler les pièces d’un puzzle passablement embrouillé, allez-y. Pour une fois que le cinéma français traite d’un sujet politico/économique contemporain !

American sniper, êtes-vous un loup, un mouton ou un chien de berger ?

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Portrait psychologique d’un tireur d’élite chargé de protéger les soldats américains des attaques des insurgés irakiens, hommes, femmes et enfants. Terriblement tourmenté par l’idée d’abandonner ses camarades en Irak, chaque retour au pays auprès de sa famille lui est plus difficile.

Ce héros, c’est pour moi une nouvelle forme de l’inspecteur Harry lequel lutte violemment contre les loups pour protéger les moutons. Mais cette fois-ci sans la crispation des mâchoires ni l’opprobre de ses concitoyens. J’y ai vu plus une nouvelle dénonciation par Eastwood de l’indifférence ( à la guerre, à ses causes, à ses conséquences, au sort de ceux qui la font ou la subissent ) qu’une apologie de la guerre où “si tu hésites, tu meurs”. Le paradoxe étant que moins tu meurs, plus ça tue. A voir pas que pour les fans de Clint.

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Imitation game, de Morten Tyldum, B WPJS (codage enfantin)

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Pendant longtemps s’est trouvé sur ma table de nuit un exemplaire de L’histoire des codes secrets, alors je n’allais pas rater ce biopic d’Alan Turing. Histoire à facettes, fascinante, émouvante, où le message codé peut se voir comme une métaphore de l’individu, lui-même codé, crypté, dissimulé, pour se protéger de l’étroitesse d’esprit, des conventions sociales oppressantes, de la peur, et de la violence des autres. Comédien et comédienne remarquables.

The theory of everything, de James Marsh, l’immensité de l’amour

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La vie du couple Jane et Stephen Hawking (le célèbre cosmologiste), et peut-être même l’histoire de l’amour immense que Jane porta à Stephen. Ils se rencontrent à Cambridge, ils tombent amoureux, ils affrontent l’arrivée de la maladie de Stephen,…. Donne à voir les plus beaux et les plus charmants sourires anglais de ces derniers temps au cinéma. Donne envie de lire ou de relire Une brève histoire du temps, histoire de se sentir intelligent quelques minutes. Les coeurs très très secs mis à part, fait écraser quelques larmes, ou plus, et beaucoup plus s’agissant de la voisine de cinéma de ma fille. A recommander.

Invincible, d’Angélina Jolie

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Angelina (la réalisatrice) ayant dit son admiration pour Clint (le réalisateur), je suis allé voir la “vie incroyable” de Louie Zamperini, coureur de fond aux Jeux de Berlin embarqué dans la guerre. Il survit au crash de son bombardier, à 47 jours dans un canot de sauvetage, puis à 2 ans au Japon dans un camp de prisonniers dirigé par un psychopathe. Privations, brutalités, sévices, passages à tabac, … il s’en sort ! J’ai préféré la partie dans le canot. Et vous pouvez survivre sans voir le film.

Dans l’ombre de Mary, de John Lee Hancock, prévoir mouchoirs

Walt Disney veut obtenir les droits de Mary Poppins. L’auteure Pamela Lyndon Travers s’y refuse, puis accepte sous conditions et fait mille difficultés. Le film nous fait comprendre pourquoi. Beau portrait d’une auteure. Belle confrontation entre deux mondes, deux cultures. Très joli récit de l’amour d’une fille pour son père. Prévoir mouchoirs. Et si vous ne pleurez pas, je ne veux plus entendre parler de vous !