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Le misanthrope, par Clément Hervieu-Léger, lent

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Je m’y étais pris un peu tard pour les places. Corbeille paire. 202-902. Mauvaise pioche. Surtout pour Jules dont le strapontin penchait nettement vers la gauche et qui avait l’angle d’un mur pour adossement. Cette salle Richelieu est pleine de mauvaises surprises quand on n’y met pas le prix fort. A quoi ça rime une salle où le spectacle est à peine visible de tant de places ? Assez honteux. Et puis, le problème, c’est que quand on n’est pas bien installé, et si le spectacle n’est pas prenant, ses défauts vous parviennent vite avec plus de netteté que ses qualités.

Bon, je n’avais jamais vu Le Misanthrope. J’ai trouvé le spectacle lent, très lent. Lent dans une série d’actions complémentaires. Lent dans la façon de parler avec des pauses, un hachage des phrases. Parfois ni le son ni le sens ne me parvenaient. Rares rires. Dommage. Très beau décor mais au bout d’un moment je ne voyais plus que les aller-retours, les explorations, faut bien aller quelque part où on n’a pas encore été. Ambiance quasi-dépressive de bout en bout. Pas joyeux Noël La Comédie française.

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Les damnés, adaptation et mise en scène d’Ivo van Howe, nourrissant

lesdamnes

Je ne sais pas trop quoi dire de ces damnés vus dimanche dernier. Très heureux d’y être, je n’étais pas très bien placé et la pièce ne me parvenait que par fragments. Que m’en reste-t-il une semaine plus tard ?

+ le jeu vénéneux de Christophe Montenez, comédien tout à fait impressionnant dans le rôle de Martin von Essenbeck,

+ le dispositif scénique où scène et coulisses se fondent,

+ la caméra sur le plateau pour que scène et écran se complètent, s’enrichissent, même si l’image m’a semblé parfois un peu en retard sur le son,

+ ce grand sol orange, comme du métal en fusion,

+ les micros dont sont équipés les comédiens et qui, me semble-t-il, ne supportent pas bien les cris, le son devient plat, les propos indistincts, à moins que ce ne soit moi qui soit un client potentiel d’Audika ( si concordance des temps bafouée, merci de me l’indiquer, je corrigerai, 😉 ),

+ la caméra dans les cercueils, l’agonie des uns et des autres, insoutenable,

+ et puis, il y a dans cette histoire de dévoration familiale et politique quelque chose qui m’a impressionné, sans même que je m’en rende compte, et qui doucement murit en moi. Peut être une phrase au début sur la nécessité de parler et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Voilà, un grand merci à qui se reconnaîtra peut-être de m’avoir offert une place et cette chance de voir ce spectacle.

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