Archives par étiquette : Colin Farrel

Les veuves, de Steve McQueen (II), noir

Ca se passe à Chicago. Harry Rawlins, le mari de Veronica, gangster de haut vol, est mort avec ses trois complices en braquant la trésorerie des frères Manning, gangsters de terrain. Problème, Jamal Manning qui se présente aux élections locales contre le fils du sortant, Jack Mulligan, avait besoin de cet argent pour financer sa campagne électorale. Jamal donne un mois à Veronica pour liquider ses affaires et le rembourser. Veronica met la main sur un carnet où Harry notait la préparation de ses coups. Alors que Jatemme Manning, tueur impitoyable, rôde, que va faire Veronica ?

J’étais parti pour voir ce que je croyais être une comédie de gangsters. C’était en fait un film noir sur la corruption des mœurs politiques, l’émancipation féminine, et l’héroïsme par le braquage. Ca tourne bien. Les personnages principaux (féminins for once) sont riches et intéressants. Les méchants sont vraiment des salopards de première. Le couple père-fils des Mulligan a une intensité rarement vue. Donc tout ça fait un beau film. Avec un rayon de soleil quand même.

Dernier film vu en 2018.

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The lobster, de Yórgos Lánthimos, pas de deux

Lobster

Dans le monde de The Lobster, la norme sociale est d’être en couple, avec un “partner”. Elle est si impérieuse que la police veille. Les célibataires sont envoyés dans un hôtel accueillant d’autres esseulés pour y trouver un “match”. Ils ont 45 jours. Faute de quoi ils sont transformés en l’animal de leur choix.  La grande difficulté est de trouver quelqu’un qui vous ressemble : c’est ce qui va fonder le couple, que l’on cimentera en lui adjoignant un enfant au besoin. Le héros – Colin Farrel –  arrive à l’hôtel avec son chien en laisse, son frère. Tout ce petit monde a l’air d’avoir beaucoup de mal à éprouver des sentiments. Faut-il tricher pour s’en sortir ?

Une fois par semaine, les pensionnaires vont chasser des solitaires dans les bois. On découvrira qu’il s’agit de célibataires qui refusent la norme sociale, prônant l’individualisme, l’absence de solidarité, le refus de la vie en couple. Ils défendent leur propre règle avec une extrême cruauté. Léa Seydoux absolument glaçante.

Colin – David – va passer d’un monde à l’autre. Finira-t-il par trouver l’amour, le vrai ? Allez voir le film !

C’est un film fantastique, une forte de fable d’anticipation sociétale. De quoi est-ce la métaphore ? Et bien l’intérêt du film c’est que justement cette question n’est que partiellement fléchée. Les portes sont ouvertes. Maintenant si vous cherchez une comédie sentimentale distrayante et souriante, passez votre chemin !

Prix du Jury du 68ème Festival de Cannes