Archives par étiquette : comédie

Le retour du héros, de Laurent Tirard, marrant et vite oublié

1812. Pour guérir sa jeune sœur qui dépérit d’être sans nouvelles du capitaine Neuville, lequel est parti à la guerre le jour même où il a demandé sa main mais ne lui a jamais écrit comme promis, Elisabeth Beaugrand se lance dans une fausse correspondance décrivant les aventures extraordinaires du capitaine. Elle finit par le faire passer de vie à trépas dans une dernière lettre. Deux ans plus tard, alors que sa sœur s’est finalement consolée et mariée, Elisabeth tombe sur un Neuville clochardisé, de retour au pays. Gros problème.

C’est très marrant. On se demande comment les acteurs ont réussi à garder leur sérieux au tournage. Mais, le lendemain, j’avais presque complètement oublié le film. Pourquoi ? Quelques hypothèses :

+ il y a beaucoup de facilités dans le récit comme, par exemple, la rencontre des deux protagonistes. Pourquoi Elisabeth (Mélanie Laurent) déballe-t-elle tout si ce n’est pour arranger les billes des deux scénaristes ? Moi, spectateur lambda, ça m’a échappé. Et, ce genre de gêne,  n’y a-t-il personne pour la ressentir, pour leur en parler avant même la production ? Question de finalités peut-être. Donc, on a un film avec une bonne histoire, mais pas une super histoire qui impressionne, qui imprime.

+ les imperfections du récit sont massivement gommées par le jeu des acteurs, mais ils sont tellement bons que paradoxalement, ils révèlent les pistes inabouties de l’histoire comme, autre exemple, l’érotomanie de la petite sœur. Au delà des rôles principaux, il faut regarder l’extraordinaire travail d’Evelyne Buyle et aussi celui de Fabienne Galula qui dit des choses avec des petits mouvements de ses doigts.

+ je suis bien en peine de dire ce qu’il aurait fallu faire, mais il m’a semblé que la mise en scène, la façon de filmer, tout cela était un peu plat, ne faisait pas tant d’effet que cela.

+ dans Neuville (Jean Dujardin), je me demandais parfois si je ne voyais ou n’entendais pas Hubert (les afficionados ont compris), et à quelques instants, FX ! (il se reconnaîtra 😉 ) Ca trouble un peu ce sentiment au beau milieu d’une scène se déroulant du début du 19ème siècle.

Pour résumer, Le retour du héros, c’est marrant, ça aurait pu être un chef d’œuvre, un nouveau film culte, et puis en fait non. Dommage.

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Le tout nouveau testament, de Jaco Van Dormael, déception

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L’affiche de Le tout nouveau testament l’annonce, Dieu habite à Bruxelles, dans un trois pièces sinistre dont ni lui, ni sa femme ni sa fille ne sortent. Sur une étagère une statuette de JC, le fils qui a mal tourné. En pyjama incertain et peignoir à carreaux, Dieu tyrannise sa famille et jouit de faire le malheur du genre humain. Sa fille, 10 ans, s’échappe, va sur terre à la recherche de 6 nouveaux apôtres. Il se lance à sa poursuite. Donc là c’est début du film et on s’attend à une histoire ébouriffante, surprenante, riche d’une cosmologie inédite.

Hélas, pas grand chose ne vient. L’histoire patine. Le film s’enfonce dans la répétition. Ni les trouvailles visuelles et poétiques de l’auteur, ni la justesse des comédiens, n’ont réussi à me sortir de l’ornière. Au final une déception.

Big eyes, de Tim Burton

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En allant voir Big eyes, dont j’avais vu la bande annonce maintes fois, me revenait par bribes le film d’Orson Wells Vérités et mensonges. Et je me demandais ce que Tim Burton allait faire de cette histoire de peinture et d’imposture. Au final, une comédie amusante qui repose sur les deux comédiens, et surtout sur l’abattage de Christoph Waltz qui, comment dire, devrait prendre garde à ne pas finir à ressembler à lui-même.

La mégère apprivoisée, adaptée par Mélanie Leray, aux Gémeaux

photo_lamegereapprivoisee_christianberthelot-2carrousel © Christian Berthelot

Transposée dans un univers kitch (60-70 ?) avec chant, caméras sur le plateau, en coulisse et dans les cintres avec retransmission géante en fond de scène, un peu de nudité, pas mal de work-out des comédiens, la mégère qui gueule plus qu’elle ne parle, …. Pour résumer, c’est très bien … et légèrement ennuyeux. Donc, the question is : pourquoi tant de talents et d’invention finissent-ils par créer de l’ennui ? Je propose : parce qu’ils finissent par prendre le pas sur l’histoire qui ne nous parvient plus. A débattre.

Apprenti Gigolo, de John Turturro, charmant et mince

Gigolo

Tu aimes John Turturro ? Tu es curieux de le voir à l’oeuvre derrière la caméra ? Tu aimes Woody Allen ? Tu adores Sharon Stone ? Tu trouves comme moi qu’elle est l’une des plus belles femmes du monde ? Tu kiffes New-York ? Alors, peut-être, trouveras-tu Apprenti Gigolo très très charmant, et aussi peut-être un peu mince, mais je ne saurais pas dire d’où.

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