Archives par étiquette : Corée

Le tunnel, de Kim Seong-hun, document

Jung-soo, jeune cadre de Kia Motors, rentre chez lui où l’attendent sa femme et sa fille dont c’est l’anniversaire. Il rentre dans un tunnel routier lequel s’effondre. Il arrive à prévenir les secours qui, suivis de la presse et des politiques, se mobilisent. Parvenir jusqu’à lui, le sauver, pas une mince affaire a priori.

Ca commence comme un film catastrophe. Puis quelques sarcasmes nous font penser à une comédie. Une autre scène à un drame psychologique.  Puis à une dénonciation de la corruption. Au bout d’un moment on ne se demande plus, on regarde le chef des secours se démener, Jung-soo survivre, et sa femme attendre comme elle peut.

C’est curieusement à la fois intéressant et un peu plat. Dépaysant et proche. Assez remonté contre les chaînes d’information en continu et les politiques. Passages incessants de la surface au sous-sol comme si il y avait une hésitation sur la personne du héros. Mais qui est le vrai héros de l’histoire ? Je ne sais pas. Ce que je sais maintenant c’est que les batteries des téléphones en Corée durent bien plus longtemps que les batteries des téléphones en France.

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Les planificateurs, de Kim Un-Su, dépaysant

Les_planificateurs

Signalé par Luc, Les planificateurs, c’est l’histoire de Laesaeng, enfant abandonné, recueilli par père Raton-Laveur, lequel dirige un groupe de tueurs à gages, à partir de son quartier général, La bibliothèque. Chaque assassinat est soigneusement préparé par un planificateur, qui reste dans l’ombre. Au tueur de suivre à la lettre les instructions du planificateur, sinon c’est là où les problèmes peuvent commencer. Laesaeng va se heurter à Hanja, recueilli comme lui par père Raton-Laveur, et qui a fondé une entreprise concurrente. Laesaeng croise plusieurs fois Poilu, qui incinère les corps contre quelques billets. Laesaeng rencontre aussi Mitto, et son destin par la même occasion.

Le livre commence comme un film de Tarantino. Avec des conversations tranquilles et la mort comme unique issue. D’ailleurs, c’est ça le sujet du livre, quelle issue pour Laesaeng ? Quelle sorte d’issue ? Quel sens à l’issue ? J’ai aimé l’histoire, les personnages, et les bribes de vie coréenne que le récit distille. J’ai aimé le courage et la force de vie du héros. Dépaysant et sanglant. Et des planificateurs, il y en a-t-il ici ?

Deux autres polars de Kim Un-Su – grand écrivain coréen – à paraître prochainement.

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