Archives par étiquette : drame

Selma, d’Ava DuVernay, la lutte des noirs pour le vote

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Récit du combat politique mené par Martin Luther King pour convaincre le président Johnson, tout occupé par le Vietnam et ne voulant pas se faire contraindre, de passer une loi supprimant tous les freins au vote des noirs. La non-violence comme fer de lance de la communication politique. Toujours intéressant. Souvent émouvant. Le film montre les hésitations et les moments de faiblesse de King. Il montre aussi le caractère foncièrement brutal et criminel du racisme et de la ségrégation. Et nous, ici, je me demandais au cours de la projection, que faisons-nous pour résoudre nos problèmes ? A voir aussi alors que les taux d’abstention continuent à battre des records.

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Les merveilles, d’Alice Rohrwacher, joli et inattendu

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Film inattendu dans une campagne italienne très reculée. Beau portrait d’une famille que le père, apiculteur, une sorte de radical (de gauche) égocentrique, psycho-rigide et tyrannique cherche à isoler du monde et de ses compromissions. La fille aînée a très envie de prendre un peu l’air et l’occasion se présente avec le tournage dans la région d’une émission de télé-réalité (assez misérable, il faut bien le dire). Très jolis rapports de l’aînée avec sa cadette. Très belle apparition de Monica Belluci. Pas le Grand Prix de Cannes pour rien.

The cut, de Fatih Akin, bouleversant

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1915, débute le génocide arménien. 1918, un forgeron rescapé des travaux forcés et des massacres part à la recherche de ses deux filles, toujours vivantes lui a-t-on dit. Il ira beaucoup plus loin qu’il ne l’avait imaginé. Magnifique, émouvant. Une des rares représentations au cinéma du génocide arménien, abîme de cruautés. L’absolue détermination d’un père. L’idée que la barbarie n’est jamais très loin, et en annonce toujours d’autres, quelle que soit la longitude. L’idée aussi que partout peuvent se trouver des justes. J’y suis allé sans trop savoir, j’en suis sorti bouleversé.

Le voleur de bicyclette, de Vittorio de Sica

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Grand classique du cinéma, italien et mondial. Mais le découvrant 67 ans plus tard, qu’est ce qui fait chef d’oeuvre se demande Antoine. L’histoire sans gras, sans invraisemblance, toute tendue vers son dénouement. La justesse des comédiens, tous amateurs. La façon de filmer qui rend tout beau, clair et limpide. L’histoire, se déroulant dans une Italie d’après-guerre dévastée économiquement, facilement transposable à la France d’aujourd’hui : chômage massif, sentiment d’abandon et de déclassement, délinquance de territoire, indifférence et impuissance, bonne conscience des nantis, solidarité des plus démunis, …. Bon, j’arrête. A découvrir ou à revoir.

Foxcatcher, de Bennet Miller, la lutte pour être soi

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2 frères champions olympiques, un milliardaire. La lutte pour être soi. Pour se défaire des emprises, réelles ou imaginaires. On gagne ou on perd. Très beau, très prenant. A voir.

The theory of everything, de James Marsh, l’immensité de l’amour

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La vie du couple Jane et Stephen Hawking (le célèbre cosmologiste), et peut-être même l’histoire de l’amour immense que Jane porta à Stephen. Ils se rencontrent à Cambridge, ils tombent amoureux, ils affrontent l’arrivée de la maladie de Stephen,…. Donne à voir les plus beaux et les plus charmants sourires anglais de ces derniers temps au cinéma. Donne envie de lire ou de relire Une brève histoire du temps, histoire de se sentir intelligent quelques minutes. Les coeurs très très secs mis à part, fait écraser quelques larmes, ou plus, et beaucoup plus s’agissant de la voisine de cinéma de ma fille. A recommander.

A most violent year, de J. C. Chandor, violent indeed

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En 1981, un chef d’entreprise new-yorkais, aussi entreprenant qu’intègre, accumule les difficultés au moment où un investissement le rend vulnérable. Qui veut sa peau ? Va-t-il pouvoir préserver son éthique pour s’en sortir ? C’est le sujet du film. Thriller assez prenant par le réalisateur de All is lost. Rôle principal masculin, Oscar Isaac, mélange d’Al Pacino en moins cinglé et d’Andy Garcia en moins féroce. Sa femme, Jessica Chastain, à fleur de peau.