Archives par étiquette : Dunkerque

Les heures sombres, de Joe Wright, lumineux

Début mai 1940. L’armée allemande envahit la Hollande, la Belgique puis la France. Le 10 mai Churchill, seul candidat de son camp acceptable par le camp d’en face, est nommé Premier ministre, après la démission de Neville Chamberlain. Il ne voit d’autre issue que la guerre, alors que dans son camp Halifax et Chamberlain prônent l’engagement de pourparlers de paix avec Hitler. 300.000 soldats anglais sont coincés à Dunkerque. Que va décider Churchill ? Qui,le soutiendra ?

On connaît la fin de l’histoire. On a déjà vu Le discours d’un roi et Dunkerque. Pourquoi aller voir Les heures sombres ?

Pour Gary Oldman, méconnaissable, si ce n’est par instant son regard, ses yeux pleins d’énergie. Pour en savoir plus sur Churchill, cité par tous en exemple, aujourd’hui presque plus qu’hier. Pour réentendre quelques phrases devenues célèbres : “On ne négocie pas avec un tigre quand on a la tête dans sa gueule !”. Pour voir quelques très belles scènes, comme le coup de téléphone de Churchill à Roosevelt, la visite du roi, et les conseils de sa femme Clémentine. Et aussi pour se demander ce qui fait une nation. De quoi est fait le sentiment d’appartenance à un pays ? Sujet traité, retraité, rabâché par le cinéma américain. Et pas ou peu ici.

A côté de moi deux anglaises. Deux groupies. Elles riaient à une phrase sur deux. J’aurais bien aimé pouvoir faire comme elles !

A voir.

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Dunkerque, de Christopher Nolan, prenant

Dans Dunkerque, le récit de l’évacuation des alliés encerclés à Dunkerque, on suit un, deux, trois soldats, qui cherchent à sauver leur peau, à embarquer, dans un bateau, n’importe lequel, n’importe comment. Et des aviateurs qui cherchent à abattre les bombardiers qui déciment les navres anglais, des civils qui viennent à la rescousse, et des officiers qui dirigent les opérations.

Dunkerque, c’est très prenant. D’abord à cause du montage en parallèle qui ne laisse pas un instant de répit, aussi parce que le film prend le parti du réalisme avec des soldats qui ne sont pas des super héros, et surtout à cause de la musique qui vient imiter les sons synchrones, vous enveloppe, et vous fait partager les émotions des protagonistes.

Petit bémol : Dunkerque, ce n’est pas aussi spectaculaire que Le jour le plus long, Un pont trop loin ou Il faut sauver le soldat Ryan. Par exemple, la flottille qui vient sauver les soldats m’a semblé un peu maigre. Pour embarquer 30.000 personnes le compte n’y est pas. Dans Good morning England !, où il est aussi question de sauvetage d’anglais dans l’eau, il y avait bien plus de bateaux à l’image, je crois bien.

Que m’en restera-t-il demain à mon réveil ? On verra.

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