Archives par étiquette : exposition à voir

Picasso devant la nature, dans le château du parc de Sceaux, approfondissement

Je cite le site my.hauts-de-seine.fr qui résume bien les choses :

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En 1932, Picasso déclare au sujet de la nature :

Ce n’est pas d’après elle que je travaille, mais devant elle, avec elle.

Avec environ quatre-vingt œuvres issues des collections du musée national Picasso-Paris (dessins, estampes et documents d’archives de toutes les périodes) l’exposition propose de démontrer que la nature est un puissant ferment de l’imaginaire et de la création de Picasso et non un simple décor secondaire.

Invitant les visiteurs à découvrir cet aspect rarement évoqué de l’œuvre de Picasso, le parcours de visite s’articule autour de quatre grandes thématiques :

  • la représentation de la nature dans son œuvre ;
  • l’utilisation d’éléments naturels dans ses réalisations ;
  • l’illustration d’un grand ouvrage scientifique sur la nature, L’Histoire naturelle de Buffon ;
  • la place de la femme-fleur dans la production artistique de Picasso.

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Au début de l’exposition, 3 photos en noir et blanc de petits villages espagnols prises au début du 20ème siècle, sauf erreur. On les sent écrasés de soleil, on devine la nature aride, semi-désertique, on imagine la simplicité, la dureté de la vie. On voit les lignes, les angles, les façades et les toits comme autant de parallélogrammes gris. Et puis on se tourne vers les premiers tableaux cubistes de Picasso. Correspondance frappante. Qui a inspiré quoi ? Les photos les tableaux, ou les tableaux les photos ? La question fait débat chez les historiens de l’art. Pour moi, difficile pourtant de ne pas pencher pour la photo influençant la peinture, le réel le partage du réel.

Très jolie exposition qui trouve sa place dans le décor du château du Parc de Sceaux, et ça aussi c’est une prouesse. Jusqu’au 31 décembre 2017.

PS : Pour les parisiens, une station d’Autolib à 10 minutes à pied du château, et à partir des gares du RER B (Sceaux ou parc de Sceaux), marcher 15 minutes.

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Légende(s), de Pascal Fellous, surprenant

« Corto », © Pascal Fellous

Pascal nous a donné rendez-vous au sous-sol de la Maison de la Tunisie de la Cité Universitaire. On franchit de lourds rideaux, téléphone à la main, torche allumée. C’est comme ça qu’il faut découvrir ses photos de la série Légende(s). Des photos ? Ces visuels au format carré 20 centimètres sur 20 ? Difficile à croire au premier abord. On croirait plutôt de la gravure. Ou alors un système inédit d’impression à partir d’un travail à l’encre de Chine. Ou encore du papier photo qu’il aurait torturé dans un bain de révélateur avec tout ce qu’il aurait trouvé dans sa cuisine. « C’est des photos, pas de Photoshop » répète Pascal aux visiteurs. Bon, il a pris des plaques de verre sur lesquelles il a travaillé de l’encre au pochoir et au pinceau , puis il les a photographiées ? Non.

Quoi qu’il en soit, l’essentiel n’est pas là. C’est très beau. C’est surprenant. Ce sont des paysages, des visages, des corps, des aurores boréales, des nuits d’hiver, des créatures, …. Ca ouvre des horizons, des univers, c’est intriguant avec un goût de vertige. Ca me plaît beaucoup.

A voir jusqu’au 30 avril. En attendant une autre exposition ou que Pascal Fellous, réalisateur et photographe, inspiré et inspirant, trouve un éditeur avec du flair; ce serait mérité.

Ah, je sais ce que c’est. Je le dis pas. Un indice. Les Légende(s) ont commencé un matin en bas de chez lui. Un salon de coiffure venait de fermer, et ….

Station de tramway Montsouris

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Lucien Clergue, les premiers albums, au Grand Palais, lumineux

clergue

Dimanche il faisait beau. La lumière appelant la lumière, nous sommes allés voir l’exposition Clergue au Grand Palais, sur le conseil de Luc. Elle retrace la naissance de Lucien Clergue en tant qu’artiste avec des tirages extraits de ses premiers albums, ses premières séries, son travail sur la « Camargue secrète », les taureaux, les gitans, le « Langage des sables »,…. Son film Le drame du taureau est présenté, ainsi qu’une très intéressante interview de son ami  Jean-Maurice Rouquette, conservateur du Musée Réattu en Arles.

Je ne connaissais Lucien Clergue que de nom, surtout en relation avec les Rencontres photographiques d’Arles, et très mal voire pas du tout son travail. J’ai été saisi par l’alignement des photos camarguaises dont ont ne sait plus s’il s’agit de photos, de dessins, d’estampes ou de peintures. J’ai été fasciné par les photos extraites de Langage des sables, où dans un détail s’ouvrent un univers, un portrait, un paysage. J’ai aimé entendre définir ce qui fait la différence entre un photographe et un artiste : la série. J’en suis sorti plein d’espoir, plein d’envies créatrices.

A voir, jusqu’au 15 février, dépêchez-vous !

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