Archives par étiquette : fantastique

Bright, de David Ayer, plan B

Le film était annoncé à grand renfort de publicité par Netflix. L’histoire se passe à Los Angeles. Y cohabitent tant bien que mal des humains, des elfes et des orques, ces derniers peu aimés des policiers humains. Pour la première fois, un orque est devenu policier, c’est Jakoby. Il est l’équipier de Ward, joué par Will Smith. Partenariat difficile. Détestation des collègues. Lors d’une patrouille, Ward et Jakoby tombent sur un objet magique que tout le monde va se mettre à convoiter. C’est le début de graves problèmes pour eux.

Le film commence bien. La description de ce Los Angeles fantastique intéresse. On cherche le symbole, la métaphore, la correspondance  avec notre univers à nous. Mais tout ce qui brille n’est pas de l’or. Petit à petit, on se rend compte qu’aucune des promesses de ce début n’est tenue. On glisse insensiblement vers un film d’action plat, peu inventif, qui va de facilité en facilité. Le plus décevant ?  La relation Ward Jakoby qui au bout du film aura toujours l’épaisseur d’une feuille de papier. Sans parler du personnage de Tikka qui n’est qu’un rouage narratif sans couleur, sans saveur, sans odeur. Bright ? Moins bon qu’un bon Europacorp qui s’assume. Dommage. Ne tombez pas dans le panneau (publicitaire). Sur Netflix aussi on peut cultiver des navets. Ah, quand même, pas mal de bons acteurs méconnaissables.

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Civil war, Anthony et Joe Russo, civil avec un s

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La dernière intervention des Avengers pour empêcher le vol d’un virus mortel fait des victimes collatérales. Scandale. Les Nations-Unies veulent mettre les Avengers sous tutelle. La moitié d’entre eux est pour, dont Iron Man travaillé par une culpabilité ancienne, l’autre contre, dont Captain America pour qui on peut bien en sacrifier quelques uns pour sauver le plus grand nombre. L’un et l’autre n’ont pas la même idée de ce qu’est la responsabilité. Et les Avengers de se désunir, et bientôt s’affronter, alors même que le Soldat de l’hiver fait des siennes. A moins que tout cela ne soit qu’un élément dans une manipulation plus vaste ? Ah ah !

Pourquoi aller voir un Marvel ? Pour se distraire. Pour rire. Et  parce que les problématiques sous-jacentes sont parfois intéressantes. Mais on n’y va pas pour être la proie d’un questionnement dérangeant. Oui, on ne nous l’avait pas dit, mais dans les opus précédents les victimes civiles se comptaient par dizaines, par centaines, par milliers. Mais elles n’étaient pas à l’image. Et je n’y avais pas pensé, zut alors, quel idiot dénué d’empathie, quasi psychopathe, suis-je. Tout à coup, les victimes se trouvent en plein milieu du sujet du film. Civil war, c’est donc aussi la guerre contre les civils. C’est peut être le vrai sens du titre du film. Donc dans les Marvel, il n’y a pas que les méchants ou les gentils qui meurent. Il y a aussi tout un tas de morts qui pèsent pas lourd en pixels. Je ne sais pas si cette idée va me faire apprécier les prochains.

Bonne prestation de l’araignée.

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The lobster, de Yórgos Lánthimos, pas de deux

Lobster

Dans le monde de The Lobster, la norme sociale est d’être en couple, avec un “partner”. Elle est si impérieuse que la police veille. Les célibataires sont envoyés dans un hôtel accueillant d’autres esseulés pour y trouver un “match”. Ils ont 45 jours. Faute de quoi ils sont transformés en l’animal de leur choix.  La grande difficulté est de trouver quelqu’un qui vous ressemble : c’est ce qui va fonder le couple, que l’on cimentera en lui adjoignant un enfant au besoin. Le héros – Colin Farrel –  arrive à l’hôtel avec son chien en laisse, son frère. Tout ce petit monde a l’air d’avoir beaucoup de mal à éprouver des sentiments. Faut-il tricher pour s’en sortir ?

Une fois par semaine, les pensionnaires vont chasser des solitaires dans les bois. On découvrira qu’il s’agit de célibataires qui refusent la norme sociale, prônant l’individualisme, l’absence de solidarité, le refus de la vie en couple. Ils défendent leur propre règle avec une extrême cruauté. Léa Seydoux absolument glaçante.

Colin – David – va passer d’un monde à l’autre. Finira-t-il par trouver l’amour, le vrai ? Allez voir le film !

C’est un film fantastique, une forte de fable d’anticipation sociétale. De quoi est-ce la métaphore ? Et bien l’intérêt du film c’est que justement cette question n’est que partiellement fléchée. Les portes sont ouvertes. Maintenant si vous cherchez une comédie sentimentale distrayante et souriante, passez votre chemin !

Prix du Jury du 68ème Festival de Cannes

Hobbit 3 (la bataille des cinq armées), de Peter Jackson, aussi beau qu’ennuyeux

Hobbit3

Hobbit 3 ! Mon personnage préféré, Smaug le dragon, meurt au début …
Visuellement époustouflant, mais petit à petit l’ennui s’installe …
Et, de temps en temps, ça frise le n’importe quoi …
Heureusement, c’était le dernier épisode.
Fan de la série ou pas, vous pouvez passer votre chemin …

Les gardiens de la galaxie, de James Gunn (II), à voir, à écouter !

gardiens

Je le dis et le répète à des auditeurs incrédules. Le film est très bon. Très drôle. Très réussi. Enfin un peu de mauvais esprit et d’insolence, comme un écho lointain de Solo. Une bande originale toute inspirée des 70’s. Plus tard, j’ai remonté la trace de la musique du début. Ici en concert. Surprenant. Je recommande. Même si un raton-laveur et un arbre ont été maltraités lors du tournage.