Archives par étiquette : François Damiens

Otez-moi d’un doute, de Carine Tardieu, ADN

Erwan, dont la fille attend un enfant et refuse d’en rechercher le père, découvre un jour que son père – Bastien – n’est pas son père biologique. Une détective le retrouve. « Il est vivant, s’appelle Joseph, et habite à 20 kilomètres de là » lui explique-t-elle. Erwan prend sa voiture.

Ce qui est frappant dans ce film, très drôle, c’est la stature et la subtilité des comédiens, François Damiens en tête, dont j’avais à l’esprit une figure plutôt loufoque. On est loin de ça. André Wilms campe un Joseph étonnant. Guy Marchand un vieux singe émouvant. Et Cécile de France est d’une justesse et d’un charme à tomber.

J’ai trouvé quand même qu’il y avait une facilité de scénario, entre le lancement de la piste initiale, et son infléchissement au bout d’une heure et demi au détour d’une réplique. Autre facilité, la scène de la nacelle, sortie un peu de nulle part, histoire de faire avancer l’histoire. Dommage. On s’amusait bien de cet entrelacis générationnel.

La veille j’avais entendu Guillaume Canet indiquer qu’à son sens les scénarios des films français n’étaient pas assez travaillés. C’est peut-être ce qui manque à Otez-moi d’un doute pour monter quelques marches dans le panthéon du cinéma. Mais se regarde avec grand plaisir quand même !

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Le tout nouveau testament, de Jaco Van Dormael, déception

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L’affiche de Le tout nouveau testament l’annonce, Dieu habite à Bruxelles, dans un trois pièces sinistre dont ni lui, ni sa femme ni sa fille ne sortent. Sur une étagère une statuette de JC, le fils qui a mal tourné. En pyjama incertain et peignoir à carreaux, Dieu tyrannise sa famille et jouit de faire le malheur du genre humain. Sa fille, 10 ans, s’échappe, va sur terre à la recherche de 6 nouveaux apôtres. Il se lance à sa poursuite. Donc là c’est début du film et on s’attend à une histoire ébouriffante, surprenante, riche d’une cosmologie inédite.

Hélas, pas grand chose ne vient. L’histoire patine. Le film s’enfonce dans la répétition. Ni les trouvailles visuelles et poétiques de l’auteur, ni la justesse des comédiens, n’ont réussi à me sortir de l’ornière. Au final une déception.

La famille Bélier, d’Eric Lartigau, merci Michel Sardou !

bélier

Du rire et quelques larmes. Des scènes avec une émotion que je n’avais jamais vue (entendue) au cinéma. Un grand merci à Michel Sardou. Film à voir (avec les enfants)  !