Archives par étiquette : Harcèlement

Moonlight, de Barry Jenkins, éclosion

A Miami, un enfant harcelé par d’autres collégiens rencontre un dealer et sa compagne. Du père on ne sait rien, la mère est accro au crack. Puis l’enfant devient adolescent et découvre sa sexualité. Devenu un jeune adulte, éloigné de Miami, il retrouvera son ami d’enfance.

Moonlight, c’est une histoire sur l’identité. L’identité qu’on reçoit, celle que l’on se découvre, celle que l’on assume. C’est un film sur ce qu’on décide d’être. Un film sur ce qu’on reconnaît chez les autres de soi et qui vous rapproche d’eux. C’est aussi une histoire d’amitiés et d’amour. C’est assez lent. Beaucoup dans les silences, les regards. La possibilité d’une matérialisation de la violence sous-jacente crée une tension qui monte dans le film. C’est beau. C’est très éloigné du cinéma de distraction. C’est à voir.

PS : Au Trianon, une nouveauté : lors de la séance, présentation par un des membres de l’équipe d’un film à venir. Il est filmé dans la salle. Il est enthousiaste avec la pointe de maladresse qui rend convaincant. Cool.

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Irréprochable, de Sébastien Marnier, captivant

irreprochable

Agent immobilier en rupture de banc, la quarantaine, Constance revient s’occuper de sa mère dans sa ville natale où un poste dans son ancienne agence immobilière vient de se libérer. Elle n’y est pas accueillie à bras ouverts. C’est une jeune et jolie débutante payée à la commission qui a le job. Constance se met à la suivre, ….

A la fin du film, je me demandais toujours à quel moment du récit le personnage campé par Marina Foïs était devenu barge, où si cette folie pré-existait au récit. Je me demandais aussi comment un personnage aussi antipathique (menteuse, manipulatrice, harceleuse, et pire) pouvait ne pas susciter le rejet et celui du film par la même occasion. Peut-être parce que les protagonistes sont en fait encore moins sympathiques qu’elle, sous leurs abords normaux, policés, civilisés. Peut-être aussi parce que le jeu des comédiens – Jérémie Elkaïm, Joséphine Japy, Benjamin Biolay -, et en particulier celui de Marina Foïs, est tellement juste qu’il fait oublier l’idée même de jeu. Un directeur d’acteurs aux commandes. Peut-être enfin parce que c’est bien raconté, sans facilités.

Un seul regret, la dernière image du film que j’ai trouvée démonstrative.

Voilà, découverte de Marina Foïs, actrice irréprochable et musclée. Où l’ai-je déjà vue ? Je ne sais pas.

PS : 2 ans plus tard, je trouve, dans Papa ou maman

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