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Peaky Blinders, saison 4, goût italien

Peaky Blinders saison 4. Le principe reste le même. Deux ans ont encore passé et la famille Shelby va devoir affronter un ennemi encore plus puissant, encore plus cruel, encore plus déterminé, puisqu’il s’agit là de vengeance, de vendetta venue d’outre-atlantique.

Les italo-américains de la saison nous rapprochent encore un peu plus du Parrain. Mais c’est dans la philosophie d’un gangster juif que Thomas Shelby trouvera son salut.

Toujours aussi crédible, menaçant et beau. Même si bien sûr les méchants parlent toujours trop au lieu d’agir, et sinon il n’y aurait pas de série, ça ne finirait tout de suite. La fin ouvre de nouvelles perspectives, vers des prédateurs toujours plus gros.

A voir sans l’ombre d’une hésitation. Plus qu’un an à attendre pour la saison 5, annoncée comme la dernière.

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Peaky Blinders, saisons 1 et 2, substantiel

Birmingham, 1919. Un homme à cheval avance lentement dans une rue. Des deux côtés de la rue, ni commerces, ni habitations, mais les façades de ce qui semble être une usine. Des ouvriers s’affairent, des flammes et des étincelles jaillissent, des bruits d’explosion, de percussion, les ouvriers sont en maillot de corps, ici et là des tas de charbon. Au bout de la rue, un pub, le Garisson. Les gens saluent le cavalier qui passe sans un regard. Lui, c’est Thomas Shelby. le bientôt chef d’un gang local impitoyable, qui coupe la langue des bavards, le gang des Peaky Blinders. Thomas est allé se battre en France avec ses frères et d’autres membres du gang. Ils ont fait preuve de courage. Tommy a récolté deux médailles. Tous sont rentrés avec pas mal de cicatrices, de fêlures, et un courage physique démultiplié.

Alors voilà, Thomas a des projets. Il veut grandir. Il va falloir se frotter à d’autres. Et qui s’y frotte s’y pique.

Peaky Blinders, série créée par Steven Knight, c’est un peu comme un Parrain anglais, 50 ans avant. Des personnages très forts. Des complots, des pièges, des difficultés inouïes. Je me demandais, qu’est ce qui fait identification au héros principal, violent, sans merci, impitoyable, qui vit sur le dos des autres, qui rackette, menace, trompe, escroque, estropie, tue. Qu’est ce qui fait sympathie ? Le besoin de reconnaissance. La lutte contre le dédain, le mépris, l’indifférence dont la société l’accable ou l’accablerait s’il n’était pas le chef des Peaky Blinders. La difficulté de sortir de son milieu, de sa classe, sentiment peut-être plus aigu en Angleterre qu’ici.  A noter le personnage de Polly, servie par Helan McCrory, rayonnante. Et un Sam Neill sombre, torturé, méconnaissable. A noter aussi, la coupe de cheveux des frères. Si j’en croise un comme ça ici, je demande à faire un selfie avec !

C’est très beau : la caméra, la lumière, les décors. Une musique aux sonorités magnifiques, que j’enverrai bientôt à Louis B. pour un prochain projet. Des accents roboratifs.

A voir. By order of the Peaky fookin Blinders

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