Archives par étiquette : Hollywood

The disaster artist, de James Franco, rigolo

1998. A San Francisco, dans un cours d’art dramatique, un apprenti comédien coincé – Greg – rencontre un autre apprenti, un peu plus âgé, et plutôt extraverti – Tommy – . Ils se soutiennent l’un et l’autre dans leurs rêves d’une carrière de comédien et un jour ils partent pour Los Angeles dans la Mercedes blanche de Tommy, Tommy pour qui l’argent n’est pas un problème.

Les mois passent. Les déconvenues s’amoncèlent. Pour s’affranchir du désir des autres, Tommy décide d’écrire, de réaliser, et de produire son propre film, dans lequel lui et Greg joueront. Il s’agit de The room. Le film a vraiment existé, on le comprend grâce à la séquence introductive, les personnages aussi.

D’abord, c’est super bien joué, notamment par un James Franco méconnaissable avec son accent indéfinissable, ta tête de vampire violeur, sa manière de friser constamment avec la grande folle sans jamais franchir le pas. Mais, petit à petit, on prend conscience de rire aux dépends de vraies personnes, et ça devient moins facile. Trop plein d’empathie peut-être.

Bref, j’ai admiré la performance des comédiens, et celle du metteur en scène. Je n’ai pas été fasciné par l’histoire de cette amitié, et je ne suis pas sûr d’avoir un jour envie d’aller voir The room pour rire aux dépends de Tommy Wiseau. Et puis voilà.

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Café Society, de Woody Allen, il est partout

CaféSociety

Dans les années 30, le jeune Bobby quitte New-York et sa famille pour Hollywood où travaille son oncle, Phil, un imprésario des plus influents, lequel l’accueille à contrecœur, et le confie aux bons soins d’une de ses assistantes, la très jolie Vonnie. Bobby tombe amoureux de Vonnie. Laquelle a un petit ami, dénommé Doug dit-elle. La suite, je vous la laisse découvrir.

Actrices et acteurs à croquer, dialogues brillants, humour cinglant et unique, mais j’ai quand même quelques problèmes avec ce film.

Le premier, c’est que j’ai l’impression de voir et d’entendre Woody Allen dans la bouche de tous les personnages, à un moment ou à un autre. Ils sont tous brillants, drôles, rapides, … mais existent-ils vraiment ? Se donner la faculté de rentrer dans son film à tout moment, en prenant possession d’un personnage le temps d’une réplique, c’est chouette pour Woody,  mais un peu déstabilisant pour moi spectateur. J’ai mis une bonne heure à accepter la situation.

Le deuxième, c’est que j’ai très souvent l’impression que le réalisateur n’est pas toujours très inspiré pour réaliser. Voir par exemple le premier plan du film. On dirait que ce n’est pas vraiment son problème. Je ne sais pas ce qu’il aurait du faire, mais je ressens parfois de l’inconfort devant ce que je perçois comme une certaine platitude. Un peu de Cameron dans l’Allen, ce serait le pied.

Le troisième, c’est le manque d’émotion que ça me procure, ce sujet éternel de la fidélité aux amours de jeunesse. J’ai le souvenir que Splendor on the grass m’avait fait beaucoup plus d’effet.

Bon, c’est chouette quand même !

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