Archives par étiquette : islande

Béliers, de Grímur Hákonarson, dépaysant

beliers

Dans une vallée islandaise, pas un arbre à l’horizon. Deux fermes contiguës, deux troupeaux de moutons, deux béliers et deux frères. Chacun vit seul. Ils ne se parlent plus depuis 40 ans, faute semble-t-il au père et à sa succession mais on n’en saura pas plus. Gummi et Kiddi vivent et pensent moutons, une pure race islandaise que l’on ne trouve plus que dans leur vallée.

Un jour un des béliers présente des symptômes qui font penser à la tremblante. Que vont décider les services vétérinaires ? Quel impact pour les deux frères ?

C’est très bien. C’est émouvant. C’est parfois drôle. Dans une grande économie de tout – comme les paysages – et ça marche. Les deux frères ont de la gueule et du corps. Sauf qu’à la fin j’ai déploré le choix des auteurs d’arrêter leur histoire là où elle s’arrête. Ce type de fin, c’était à la mode quand j’étais ado. Bon, j’exagère. A voir.

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La femme en vert, d’Arnaldur Indridason, du vert, du noir, de l’espoir

la femme en vert

Jour après jour, je poursuis la mise au net de ma table de nuit où se sont entassés, année après année, des livres de toutes sortes. La femme en vert, c’est un roman policier qui se déroule en Islande. Deux, trois, quatre histoires se racontent et se découvrent de manière parallèle. Tout ça parce qu’un os humain a été découvert sur un chantier par un enfant. C’est un livre sur le désespoir, sur l’enfance maltraitée, sur la destruction du corps et de l’âme des femmes battues. C’est un livre sur le courage et sur les blessures de l’enfance. C’est aussi un livre qui dit qu’au bout de la noirceur il y a les mots, et malgré tout l’espoir d’une rédemption. Qui m’avait offert ce livre ?

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Temps glaciaires, de Fred Vargas, de l’Islande à Robespierre

temps

Une nouvelle enquête du commissaire Adamsberg par Fred Vargas. Par curiosité et gourmandise. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Vargas et qui aiment les polars, commencez par Ceux qui vont mourir te saluent, et suivez la piste. Pour les autres, les mêmes ingrédients pour une nouvelle et bonne recette, qui vous emmène de l’Islande à Robespierre, en passant par “Le Creux” et ses pommes de terre paillasson. Décidément, Vargas aime les enquêtes bien faites, et n’est pas du côté du manche. Ah, une citation de Robespierre glanée dans le livre, food for thoughts en ces temps de big brother envahissant : “Je dis que quiconque tremble en ce moment est coupable; car jamais l’innocence ne redoute la surveillance publique”.