Archives par étiquette : Jazz

Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles, de Frédéric Rose et Vincent Jaspard, la poésie ne raconte pas d’histoire, elle chante

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Un fauteuil, 2 chaises, un piano, une guitare, une valise qui se donne des airs de contrebasse. Pas mal de bouteilles d’alcool et trois hommes. L’un prétend avoir croisé Verlaine la veille au soir. Puis ils chantent. Puis ils nous parlent de la voisine rousse, du “regard qui en dit long”, d’un “prototype” que l’un a dragué, femme d’un côté, homme de l’autre, etc. Entre chaque conversation plutôt arrosée, ils chantent, parfois du rock mais surtout des airs de jazz, qui font chaque fois écho à leur conversation.

J’ai trouvé le spectacle dans la liste des pièces géniales du site www.aubalcon.fr. Je ne sais pas si la pièce était vraiment “géniale” mais je me suis bien amusé.  Très très jolie trouvaille des mains qui font les marionnettes. Trois comédiens/musiciens subtils : Pascal Neyron, Emmanuel Quatra et Benoît Urbain.  Au Lucernaire. Mise en scène Laurent Serrano.

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Amy, d’Asif Kapadia, love is a loosing game ou le récit d’une mise à mort

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Amy d’Asif Kapadia, très beau documentaire sur la naissance d’Amy Winehouse en tant qu’artiste, et sur sa marche vers la mort.

Presque totalement composé d’images d’archives, dont beaucoup sorties des caméras/téléphones d’Amy et de son entourage, le film fait le récit de la vie d’Amy Winehouse, raconté par ceux qui l’ont accompagnée. Les interviews rétrospectifs sont tous off. Quelques images par drone d’aujourd’hui nous restituent les décors.

Qu’est ce qui m’a touché dans ce film ?

La fenêtre ouverte sur l’art d’Amy Winehouse que je ne connaissais pas très bien, et sur son âme. Le film montre qu’elle arrivait à mettre dans ses chansons quelque chose – beaucoup –  de ce qu’elle venait de vivre. Et plus c’était douloureux, plus l’inspiration était étonnante.

Le récit de sa marche vers la mort. Ceux qui auraient pu l’entraver n’ont rien fait ou ont même aggravé les choses, par indifférence, par intérêt, par orgueil, par addiction. De ce point de vue, le film fait presque le récit d’une mise à mort.

La personnalité d’Amy Winehouse, en fragilités, et en force. Le film, parce que c’est un film, montre qu’elle n’était pas qu’une voix, mais aussi un regard. Un regard que j’ai trouvé fascinant, d’une profondeur vertigineuse. A voir. Le film et le regard.

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Whiplash, de Damien Chazelle, le jazz est un combat

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Dans un prestigieux conservatoire new-yorkais, Andrew, un apprenti batteur, rejoint l’orchestre du redoutable Fletcher. Désireux de faire émerger un nouveau Charlie Parker, Fletcher pousse les élèves dans leurs retranchements, pour les en faire sortir et les révéler à eux-mêmes. Le jazz en devient un combat et il y a des victimes. Maltraitance, humiliations, injures, résilience, travail acharné, recherche de l’excellence. Je vous laisse deviner la fin. On aurait envie d’appliquer aux auteurs du film les méthodes de Fletcher pour les encourager, mais des enfants peuvent lire ces lignes. Très bons acteurs, très belle musique filmée.

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Don’t call my name, de Raphaël Gualazzi, splendide

Un grand merci à Louis Boulloche, musicien, compositeur pour l’image et ingénieur du son, qui m’a fait découvrir Raphaël Gualazzi au moment où je travaillais sur le film B4Ballerinas. Du jazz, du piano, une voix envoutante. Le fils caché de Paolo Conte, d’Higelin et d’Elton John. Depuis, j’ai acheté tous ses disques et l’ai vu en concert. Bien sûr, Sophie H. connaissait déjà. A suivre. Don’t you ever call my name …

Et puis, écoute ça aussi si tu n’es pas convaincu :