Archives par étiquette : jeux vidéo

Fortnite, d’Epic Games, anxiogène

N’est pas mainstream qui veut. Des semaines après sa sortie, je télécharge Fortnite sur un Ipad et je me lance. Je trouve je ne sais plus comment un fusil. Je me promène. J’arrive devant une maisonnette. J’ouvre la porte. Derrière, un type en tenue de cosmonaute attendait patiemment. Il me flingue instantanément. Saisissant.

Fortnite sous sa version Battle Royale c’est le pendant d’Hunger Games en jeu vidéo. 90 joueurs et joueuses sont parachutés sur une île. Elle est abandonnée, comme si ses habitants étaient partis précipitamment. Ici et là des lotissements, une fabrique de sanitaires, des décors bien fichus. On trouve des armes et de l’équipement un peu partout. Quand on rencontre un autre joueur, c’est lui ou soi. C’est presque toujours lui en ce qui me concerne. Une fois touché, on se retrouve à quatre pattes. On peut se déplacer ainsi lamentablement. Certains vous achèvent au fusil. D’autres préfèrent vous finir à la pioche. Oui, à la pioche. Par sadisme ? Non, par discrétion, les coups de feu pouvant attirer d’autres joueurs et donc du danger. Toutes les deux minutes, la zone de jeu se resserre. Et si on se retrouve hors jeu, on ne tient pas très longtemps.

Surtout par maladresse et un peu par dégoût, j’ai eu du mal à tuer d’autres joueurs. J’ai adopté une stratégie de survie très personnelle, sous les moqueries de mon fils, expert en tactiques de combat sur jeu vidéo. Je m’éloigne. Je me planque. Je me déplace  accroupi. J’observe. J’accompagne le rétrécissement de l’espace vital jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une poignée de joueurs. Bon, quand ils me repèrent, je survis 3 secondes. Ils bondissent, visent juste, et ont un armement à faire frémir Kim et Donald. Trois ou quatre fois j’ai fini deuxième. La stratégie du lapin de garenne.

Donc si je dis que c’est un jeu anxiogène, sadique, et métaphorique de la course du rat libérale, on va dire que c’est parce que je suis nul. On n’aura pas raison.

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Ready Player One, de Steven Spielberg, codes

Quand les jours sans vent se succèdent, il faut savoir lâcher sa pagaie. Je suis allé voir Ready Player One.

2045. Columbus, Ohio. La réalité virtuelle est partout, tant la réalité est chaotique, et surtout celle du quartier des “Piles”, sorte de bidonvilles verticaux où s’empilent mobil-homes, caravanes, camionnettes, ….

Comme presque tous les terriens, Wade, adolescent orphelin, fréquente L’OASIS, gigantesque monde virtuel aux possibilités infinies. Son créateur, Halliday, est mort il y a quelques années. Il a légué L’OASIS à quiconque y trouvera l’œuf de Pâques numérique qu’Halliday y a dissimulé. Depuis des années, beaucoup cherchent, dont Sorrento patron de la puissante société IOI, concurrente de L’OASIS, et psychopathe à ses heures. Mais personne jusque ici n’a rien trouvé. Wade, dont l’avatar s’appelle Parzival, poursuit ses recherches. Une rencontre dans L’OASIS lui ouvre un jour de nouvelles perspectives. Pour Wade et Parzival, c’est le début d’ennuis en mode démultiplié.

C’est bien tout : écrit, filmé, joué, visuellement, FXement, etc. C’est beau, c’est hyper distrayant. On peut même y trouver un message si on veut. Et il me semble que les connaisseurs de jeux vidéo – dont je ne fais pas partie – y trouveront encore plus de plaisir que moi. Question de culture et de codes.

Ceci dit, il y a deux ou trois petites choses dans l’histoire que je n’ai pas comprises. Par exemple, le rôle de l’ancien associé d’Halliday. Ou encore le personnage d’I-R0k dont j’ai attendu vainement l’arrivée dans le monde réel. Mais pourquoi avait-il donc un torticolis dont il est plusieurs fois question ? Bon, c’est pas bien grave. Je demanderai à mes enfants de m’expliquer quand ils iront le voir. Ou alors je demanderai à Eric R.

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