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Bright, de David Ayer, plan B

Le film était annoncé à grand renfort de publicité par Netflix. L’histoire se passe à Los Angeles. Y cohabitent tant bien que mal des humains, des elfes et des orques, ces derniers peu aimés des policiers humains. Pour la première fois, un orque est devenu policier, c’est Jakoby. Il est l’équipier de Ward, joué par Will Smith. Partenariat difficile. Détestation des collègues. Lors d’une patrouille, Ward et Jakoby tombent sur un objet magique que tout le monde va se mettre à convoiter. C’est le début de graves problèmes pour eux.

Le film commence bien. La description de ce Los Angeles fantastique intéresse. On cherche le symbole, la métaphore, la correspondance  avec notre univers à nous. Mais tout ce qui brille n’est pas de l’or. Petit à petit, on se rend compte qu’aucune des promesses de ce début n’est tenue. On glisse insensiblement vers un film d’action plat, peu inventif, qui va de facilité en facilité. Le plus décevant ?  La relation Ward Jakoby qui au bout du film aura toujours l’épaisseur d’une feuille de papier. Sans parler du personnage de Tikka qui n’est qu’un rouage narratif sans couleur, sans saveur, sans odeur. Bright ? Moins bon qu’un bon Europacorp qui s’assume. Dommage. Ne tombez pas dans le panneau (publicitaire). Sur Netflix aussi on peut cultiver des navets. Ah, quand même, pas mal de bons acteurs méconnaissables.

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Midnight special, de Jeff Nichols, épisode un ?

MIDNIGHT-SPECIAL

Un enfant est enlevé par son père d’une communauté religieuse, laquelle est promptement perquisitionnée par le FBI et la NSA. Des dévots partent à la recherche de l’enfant. Et toutes les forces de l’ordre aussi. Alston, l’enfant, n’est pas comme les autres, indeed. But what is he meant for ? Fantastique au programme.

J’ai beaucoup aimé les acteurs, surtout Michaël Shannon et Joel Edgerton. Ca fait du bien de voir des visages peu vus. Mais, l’ouverture passée, je suis resté tout du long au bord de l’histoire, comme au bord d’une piscine dans laquelle je ne pouvais plonger, comme si il y avait sans cesse quelque chose qui se dérobait, quelque chose d’invraisemblable, quelque chose d’incroyable.

Bon, la fin laisse penser à une suite possible. Et là c’était vraiment la désolation. Je suis resté sur ma faim. Et pourquoi Rencontres du troisième type c’était bien ?