Archives par étiquette : Kirsten Dunst

Les proies, de Sofia Coppola, remake

Guerre de Sécession. Un soldat nordiste, blessé, est recueilli dans une pensionnat de jeunes filles, où demeurent la directrice, une professeur, et cinq élèves.
Doit-on le livrer ? Doit-on le soigner ? Cette présence masculine va semer le trouble, réveiller les désirs, exacerber les frustrations. Bientôt, le soldat qui n’a aucune envie de repartir au front entreprend de profiter de la situation. A ses risques et périls.

Je me suis un peu ennuyé et lassé..

De ces images désaturées, de ces plans fixes. Du manque de tension. Du flou dans la direction.

J’ai eu une vague réminiscence du film de Don Siegel, avec Clint Eastwood. N’était-il pas plus franchement salaud et sexuel que Colin Farrell ? Le film de 1971 n’était-il pas plus violent ? Plus cru ? Plus décidé ?

Bon, on peut voir ou ne pas voir ces proies. Pas matière à s’extasier selon moi. Ni à se scandaliser.

PS : J’ai appris depuis que le film était au cœur d’une polémique aux USA, situation résumée ici.

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Les figures de l’ombre, de Theodore Melfi, biopic

Début des années 60. USA. Présidence Kennedy. Katherine, Dorothy et Mary travaillent comme « calculatrices » à la Nasa laquelle est sous pression en raison des succès spatiaux russes. Leurs talents vont être sollicités pour le programme Mercury, chacune dans un domaine particulier. Dans une Amérique ségrégationniste, difficultés et humiliations s’enchaînent. Le pire étant l’indifférence condescendante de leurs collègues blancs. D’après un livre de Margot Lee Shetterly.

Le plus réussi je crois sont les moments de comédie qui réunissent les trois femmes. Le contraste entre un mode de vie assez conventionnel (début des années 60) et une sorte de bouillonnement interne intellectuel et passionnel est assez jouissif. Réussie aussi la peinture de cette ambiance ségrégationniste pesante, absurde, où la bonne conscience tient lieu d’éthique, où chaque fois les lignes sont poussées plus loin pour freiner la promotion des noirs.

Très impressionné par les trois comédiennes : Taraji P. Henson, Octavia Spencer et Janelle Monáe. A noter Kirsten Dunst qui réussit à être antipathique sans biaiser (ce qui la rend d’autant plus aimable) ce que n’accomplit pas Kevin Costner, bien trop mou, bien trop tiède dans ce rôle. Intéressant aussi la description de l’arrivée des ordinateurs – des IBM – à la Nasa. Voilà, c’est quoi la reconnaissance ? Se faire appeler par son prénom ou par son nom, c’est selon. Distrayant, instructif et émouvant. A voir.

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Midnight special, de Jeff Nichols, épisode un ?

MIDNIGHT-SPECIAL

Un enfant est enlevé par son père d’une communauté religieuse, laquelle est promptement perquisitionnée par le FBI et la NSA. Des dévots partent à la recherche de l’enfant. Et toutes les forces de l’ordre aussi. Alston, l’enfant, n’est pas comme les autres, indeed. But what is he meant for ? Fantastique au programme.

J’ai beaucoup aimé les acteurs, surtout Michaël Shannon et Joel Edgerton. Ca fait du bien de voir des visages peu vus. Mais, l’ouverture passée, je suis resté tout du long au bord de l’histoire, comme au bord d’une piscine dans laquelle je ne pouvais plonger, comme si il y avait sans cesse quelque chose qui se dérobait, quelque chose d’invraisemblable, quelque chose d’incroyable.

Bon, la fin laisse penser à une suite possible. Et là c’était vraiment la désolation. Je suis resté sur ma faim. Et pourquoi Rencontres du troisième type c’était bien ?