Archives par étiquette : Kristin Scott Thomas

Les heures sombres, de Joe Wright, lumineux

Début mai 1940. L’armée allemande envahit la Hollande, la Belgique puis la France. Le 10 mai Churchill, seul candidat de son camp acceptable par le camp d’en face, est nommé Premier ministre, après la démission de Neville Chamberlain. Il ne voit d’autre issue que la guerre, alors que dans son camp Halifax et Chamberlain prônent l’engagement de pourparlers de paix avec Hitler. 300.000 soldats anglais sont coincés à Dunkerque. Que va décider Churchill ? Qui le soutiendra ?

On connaît la fin de l’histoire. On a déjà vu Le discours d’un roi et Dunkerque. Pourquoi aller voir Les heures sombres ?

Pour Gary Oldman, méconnaissable, si ce n’est par instant son regard, ses yeux pleins d’énergie. Pour en savoir plus sur Churchill, cité par tous en exemple, aujourd’hui presque plus qu’hier. Pour réentendre quelques phrases devenues célèbres : “On ne négocie pas avec un tigre quand on a la tête dans sa gueule !”. Pour voir quelques très belles scènes, comme le coup de téléphone de Churchill à Roosevelt, la visite du roi, et les conseils de sa femme Clémentine. Et aussi pour se demander ce qui fait une nation. De quoi est fait le sentiment d’appartenance à un pays ? Sujet traité, retraité, rabâché par le cinéma américain. Et pas ou peu ici.

A côté de moi deux anglaises. Deux groupies. Elles riaient à une phrase sur deux. J’aurais bien aimé pouvoir faire comme elles !

A voir.

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My old lady, d’Israël Horowitz, family thing

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Le new-yorkais Jim arrive à Paris après la mort de son père. Il pense hériter d’un appartement. Il se découvre acheteur d’un viager, 400 peut-être 500 m2 dans le Marais avec un jardin de la même taille. Mathilde a 92 ans et est en pleine forme. Elle vit avec sa fille, vieille fille. Jim est fauché et ne pourra pas assurer la rente.

Le film commence comme une comédie, vire au drame, et revient à la comédie, alors que des affaires de famille se dévoilent, s’embrouillent et se débrouillent. C’est surtout les dialogues qui font le charme du film. C’est normal, il est adapté d’une pièce de théâtre. Savoureux Kevin Kline. Savoureuse Maggie Smith. Drôle mais à la limite du cas d’école. A voir.

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