Archives par étiquette : Le sens des images

Haramiste, de Antoine Desrosières, sororité

Je suis venu à Haramiste de la manière suivante.

J’ai commencé par parcourir une série de liens vagabonds de Méta Media intitulée “La guerre des télés contre Netflix est déclarée”.

https://www.meta-media.fr/2018/05/12/liens-vagabonds-la-guerre-des-teles-contre-netflix-est-declaree.html

“A quoi bon déclarer une guerre que l’on a déjà perdue ?” me demandai-je et m’est revenue une interview lue dans un blog qui donne des pistes pour comprendre pourquoi la création télévisuelle française est aussi peu fructueuse : impasse de la politique des auteurs, suprématie du réalisateur, mépris du travail du scénariste, étroitesse d’esprit, conformisme et aveuglement des décideurs, absence de confrontation des projets à la réalité, ….

Malaise chez les scénaristes de séries françaises

Continuons, en lisant cet article, tout à la fin, je tombe sur un lien vers un autre billet de blog que je suis :

« Haramiste » à l’épreuve des cultural studies : entretien avec Antoine Desrosières

Pour résumer, les cultural studies, c’est un moyen de s’assurer que son projet ne comporte pas de stéréotypes, de biais raciaux, d’esprit colonial, etc. Surtout utilisé aux USA. Et ici on gagnerait à se poser ce genre de questions au cinéma et à la télé, indique le scénariste interviewé dont il est question plus haut. Bref, continuons, je décide de visionner le moyen métrage Haramiste objet de la seconde interview. Je fais ça derechef (derechef, c’est désuet, j’adore). 40 minutes. J’en pense quoi ?

• La question culturello-islamo-sociétalo-jesaispasquoi m’est passé un peu au-dessus de la tête. J’ai surtout vu deux sœurs qui tchatchaient sur la sexualité, les interdits, leurs désirs. Autrement dit, je ne me suis pas dit : “Oh là là , des jeunes musulmanes qui parlent de cul, quelle audace !”

• Paradoxalement, ce sont les morceaux de conversation non “explicites” qui sont le plus intéressants, comme quand la grande force à la soumission la petite par chantage, c’est vraiment juste et drôle.

• J’ai préféré la plus jeune sœur, pleine d’une énergie comique qui ne demande qu’à sortir.

• J’ai pas été subjugué, juste intéressé et par moments séduit.

Combien ça coûte de faire un film comme celui ci ?  Le tournage ( 3 décors : un banc devant le centre commercial, au pied de barres d’immeubles, dans la chambre des sœurs, 0 machinerie, rien qui a l’air très compliqué à faire… ) La postprod. Et avant tout cela, l’écriture. A combien la valoriser ?  Tout ça pour dire que le sujet c’est pas le budget mais l’histoire qu’on a à raconter. On en a une, ou on en n’a pas.

Après Haramiste, où nous emmènera le prochain Desrosières ? Sur Netflix ?

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather