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Bright, de David Ayer, plan B

Le film était annoncé à grand renfort de publicité par Netflix. L’histoire se passe à Los Angeles. Y cohabitent tant bien que mal des humains, des elfes et des orques, ces derniers peu aimés des policiers humains. Pour la première fois, un orque est devenu policier, c’est Jakoby. Il est l’équipier de Ward, joué par Will Smith. Partenariat difficile. Détestation des collègues. Lors d’une patrouille, Ward et Jakoby tombent sur un objet magique que tout le monde va se mettre à convoiter. C’est le début de graves problèmes pour eux.

Le film commence bien. La description de ce Los Angeles fantastique intéresse. On cherche le symbole, la métaphore, la correspondance  avec notre univers à nous. Mais tout ce qui brille n’est pas de l’or. Petit à petit, on se rend compte qu’aucune des promesses de ce début n’est tenue. On glisse insensiblement vers un film d’action plat, peu inventif, qui va de facilité en facilité. Le plus décevant ?  La relation Ward Jakoby qui au bout du film aura toujours l’épaisseur d’une feuille de papier. Sans parler du personnage de Tikka qui n’est qu’un rouage narratif sans couleur, sans saveur, sans odeur. Bright ? Moins bon qu’un bon Europacorp qui s’assume. Dommage. Ne tombez pas dans le panneau (publicitaire). Sur Netflix aussi on peut cultiver des navets. Ah, quand même, pas mal de bons acteurs méconnaissables.

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The nice guys, de Shane Black, fun and stuff

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Los Angeles, 1973, son fog, son industrie du porno naissante. Un homme de main pour le moins brutal qui rêve de devenir un privé entre en collision avec un détective privé plutôt minable, alcoolique, et père d’une adolescente. La mission du premier et l’enquête du second s’entremêlent. Où est passée Amélia ? Ils font bientôt équipe. Les coups et les balles vont pleuvoir, bien sûr.

C’est une comédie qui ne se prend pas au sérieux tout en dénonçant le poids des lobbys et la corruption des politiques. Russell Crowe et Ryan Gosling ne font pas aussi fort que les Nick Nolte et Eddy Murphy de 48 heures,  mais on s’amuse bien quand même, dans une histoire dont les péripéties s’enchaînent sans génie. Maintenant que le couple est formé, et qu’il a une fille épatante de répartie et d’initiative – Angourie Rice – , on peut s’attendre à une suite. Si je perds le pari, je reste une journée sans boire d’alcool.

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