Archives par étiquette : Luc Broutin

Ben&Gus, work in progress #2

2ème présentation de ce travail. C’est l’anniversaire de Gisela. Luc et moi nous sommes chez ses beaux-parents, Diane et Olivier. La terrasse c’est la scène. Une trentaine de fauteuils en contrebas. Nous avons du nous y remettre et répéter 5 ou 6 fois pour nous remémorer les choses.

Après la présentation, nous découvrons que dans l’assistance il y avait un professeur de théâtre, et une comédienne, dramaturge et metteuse en scène. Je comprends que nous produisons du jeu, c’est l’essentiel. Et puis d’autres nous disent : on voyait surtout les personnages, pas les comédiens, vous êtes des amateurs mais des amateurs avec des tripes, qu’est ce que votre personnage est antipathique … j’étais pour l’autre, je suis orthophoniste retraitée et je peux vous dire que vous avez de belles voix.

Bon, j’ai connu pire soirée. Petit bémol, nous ne marquons pas assez de temps de silence comme nous devrions. Je suis sûr qu’une part du texte et de la situation s’évapore, avec les possibilités de jeu associé. Va falloir y remédier.

Bon, nous cherchons de nouvelles opportunités pour présenter ce travail. Avis : nous pouvons jouer en intérieur. Il nous faut un pan de mur avec deux portes et 3 chaises. A bientôt !

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Fuck America, d’Edgar Hilsenrath, admirable

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1952, New-York. Jakob Bronsky, survivant de l’holocauste, a 27 ans et en paraît 40. Il vit d’expédients et essaye d’écrire un livre sur ce qu’il a vécu en Allemagne pendant la guerre. Problème, gros problème, il ne se souvient de rien. Cette histoire, c’est celle de Fuck America. Roman génial.

Fuck America, c’est l’histoire – maintes fois racontée par mains auteurs – d’un écrivain qui devient écrivain. Ce qui rend cette lecture délectable, c’est l’emboîtement des récits autobiographiques, romancés, et imaginaires. C’est cru, sans complaisance. C’est parfois très drôle. C’est aussi la description du New-York des années 1950, où la férocité sociale le dispute à la bêtise.

Fuck America est aussi un livre qui parle aujourd’hui alors que des millions de migrants frappent à la porte de l’Europe.

Nous devions jouer une partie de l’échange de lettres qui ouvre le livre lors du premier Lever de rideau de la Troupamateur. Luc jouait Nathan Bronsky (le père de Jakob) et moi le Consul général. Faute de temps de jeu disponible, la scène a sauté (et nous nous n’avons pas sauté de joie). Tout ça pour dire que Fuck America a été adapté au théâtre.

Fuck America donne très envie de lire les autres livres d’Edgar Hilsenrath. Un grand merci à Luc Broutin pour me l’avoir fait découvrir. Donc à lire.