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Un chemin de tables, de Maylis de Kerangal, le désir et le courage

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Maylis de Kerangal nous raconte une part du chemin de Mauro, qui découvre le plaisir, le désir et aussi la souffrance de cuisiner. Elle raconte comment ce désir commence à lui venir, enfant, et comment petit à petit les choses s’affirment, alors que parallèlement Mauro poursuit des études d’économies prenantes. Elle décrit ses expériences, ses rencontres, comment elles le transforment, lui permettent d’affirmer un caractère, une éthique, et orientent son chemin professionnel. Elle nous parle d’un milieu où il y a du travail, et où l’on travaille dur, très dur, de longues heures, jusqu’à ne plus trouver le temps de vivre. Elle évoque la violence morale et physique de certains chefs que Mauro va croiser. La cuisine, ce n’est pas l’univers de la téléréalité, c’est beaucoup plus intéressant. Nous quittons Mauro alors qu’il n’a pas la trentaine, avec toujours l’envie d’inventer de nouvelles choses, de nouvelles manières de partager, et toujours le désir de ne pas céder à la facilité. En fait, Mauro est un artiste.

Le livre commence dans la veine de livres précédents de Maylis de Kerangal, laquelle me donne parfois l’impression “d’écrire comme elle voit”. Et puis, après quelques pages, son style change. Ca devient plus documentaire, plus simple. Mais on n’est pas moins loin de Mauro, au contraire.

Un chemin de tables appartient à la collection Raconter la vie du Seuil, qui “veut contribuer à rendre plus lisible la société d’aujourd’hui et à aider les individus qui la composent à s’insérer dans une histoire collective”. Je découvre la collection avec Un chemin de tables. Je vais aller y fouiner un peu, beaucoup peut-être. Un chemin de tables, à lire.

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Réparer les vivants, de Maylis de Kerangal, réparer un lecteur

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Je rentre dans la librairie en bas de la rue. Je dis à la libraire. Je n’arrive plus à lire. Je traîne depuis des semaines avec La princesse de Clèves. Je n’y arrive pas. C’est grave docteur ? Elle me dit. Sans réfléchir, un livre que vous avez aimé. Je réponds Corniche Kennedy. Elle me tend Réparer les vivants.

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal fait le récit sur moins de 24 heures de la mort d’un jeune homme et des résurrections que cette mort va permettre, via le don de ses organes.

Ce que j’aime le plus dans la lecture de ce roman, c’est le sentiment d’être toujours connecté à l’histoire, aux personnages, aux décors, à leur vie. J’ai toujours le sentiment d’y être. J’ai le sentiment de les connaître. Et puis, il y a de la lumière dans les lignes ! Merci à la libraire de La librairie écarlate, merci à l’auteure.

PS : Vous qui lisez ces lignes, merci de me signaler des livres que vous avez aimés. La convalescence ne fait que commencer.